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  LA CHRONIQUE DES ENRAGES

"Et les Sociétés et les Banques travaillaient inconsciemment à leur propre perte. Les vergers regorgeaient de fruits et les routes étaient pleines d'affamés. Les granges regorgeaient de produits et les enfants des pauvres devenaient rachitiques et leur peau se couvrait de pustules. Les Grandes Compagnies ne savaient pas que le fil est mince qui sépare la faim de la colère. Au lieu d'augmenter les salaires, elles employaient l'argent à faire l'acquisition de grenades à gaz, de revolvers, à embaucher des surveillants et des marchands, à faire établir des listes noires, à entraîner leurs troupes improvisées.  Sur les grand-routes, les gens erraient comme des fourmis à la recherche de travail, de pain. Et la colère fermentait..."
                                                                                                                              John STEINBECK. " Les Raisins de la Colère"

 Nous en sommes toujours au même point, mais l'Histoire est aujourd'hui de dimension planétaire...
 

PUBLIEZ VOS TEXTES ! La Chronique des Enragés est ouverte à tous

Avoir chaud, manger sain, être éduqué sans idéologie, avoir la liberté de circuler et d'échanger partout, travailler avec plaisir à produire honorablement des marchandises durables, écologiques, intelligentes et peu onéreuses, dans une société où la hiérarchie ne serait qu'un outil éphémère au seul service du projet, et où les personnes au goût immodéré du pouvoir serait traitées avec la douce bienveillance que l'on réserve habituellement aux grands malades...
Ahmed Goldstein. Champ Libre 1968

 

La Chronique des Enragés est une chronique intermittente, les textes les plus récents sont publiés ici, les autres sont déjà sur Betapolitique.fr

5 Mars 2009

THX1138  citoyen ordinaire en Sarkozie.

Au royaume de l’arbitraire, quand tous les esprits rampent, la « Morale d’Etat » prend le pas sur les grands principes.

Voici ce que nous écrivions en mai 2007 : "l'UMP risque de gouverner sans opposition réelle et la politique du Parti Unique se profile comme un risque majeur pour la démocratie. L'émiettement tragique de la Gauche laisse la place à toutes les éventualités en cas de crise sociale importante. Le renforcement des dispositifs répressifs et des contrôles rend toute contestation active passible de prison. Aucune liberté individuelle ne sera désormais respectée, dans la droite continuité de la politique Chirac . Contrôles des individus et des véhicules, perquisitions à toutes heures, délation rémunérée, traitements judiciaires accélérés, protection renforcée des juges menacés par les réactions de plus en plus violentes des justiciables, tout est en place pour un verrouillage sévère, au nom des lois antiterroristes et des impératifs sécuritaires. 28 000 expulsions d'étrangers sont déjà programmées pour 2007. Les petits délits seront plus sévèrement punis, le dépistage précoce des "asociaux" et "délinquants potentiels" demeure une priorité pour les experts éducateurs de l'UMP, fidèles au credo d'un président qui veut "reformater les Français" et karcheriser les "racailles". En attendant, M. Forgeat, l'ancien président d'EADS annonce qu'il ne rendra pas les 800 millions d'euros de son parachute doré qui dépend du "droit hollandais". ..." (article accessible aux archives du kiosque)

 Le reformatage des fRançais  avait été clairement annoncé durant la campagne présidentielle par celui qui ne peut plus être désigné autrement que comme le fossoyeur final de nos libertés démocratiques.  Nous voici donc revenus en 2009 au fait du prince et à l’autocratie décomplexée, cette fois avec les moyens de coercition et de contrôle démultipliés qu’offrent le cyber-flicage, la manipulation de l’information en temps réel et sa diffusion mondiale instantanée, le culte obscène de la marchandise et de l’ego, et enfin la magnifique amnésie consumériste qui signe l’aliénation aboutie de tout individu socialisé et normalement intégré au processus de production.

Tandis que  l’intellectuel « terroriste présumé » Julien Coupat entame son quatrième mois de détention sans procès, le LEAP, (que nous citions dans notre article prémonitoire publié au printemps sur Bétapolitique) annonce désormais la guerre civile comme futur probable des puissances industrielles. L’austère journal Le Monde, très très à la bourre, cite désormais le Laboratoire Européen d’Anticipation en référence.

Le LEAP est encore une fois certainement dans le vrai. En temps de crise globale des structures, des valeurs et des finances, et nous y sommes en plein, le risque est grand de voir les masses dé-socialisées se fâcher tout rouge et tout brûler. Et ça, le pouvoir aveugle mais omniscient,  l’a bien compris. Il resserre donc les mailles du filet. Il instrumentalise les structures du modèle social, l’éducation, les aides et assistances, tout comme il a su instrumentaliser les forces de sécurité. .

Désormais, pour parer à toute dérive, les agents de l’Etat doivent adhérer aux valeurs fondatrices de la « Morale d’Etat »  et exiger LA COHERENCE BIOGRAPHIQUE des usagers qu’ils traitent. C’est le thème directeur de l’excellent ouvrage ACCUEILLIR OU RECONDUIRE d’Alexis Spire, paru aux édition Raisons d’Agir consacré au traitement de l’immigration, mais dont les analyses étayées ouvrent sur les perspectives peu réjouissantes d’un  système national  aux oripeaux démocratiques et aux rustines de plus en plus défaillants. http://www.homme-moderne.org/raisonsdagir-editions/catalog/spire/accueil.html.

Pas besoin d’avoir lu Bourdieu ou d’être sociologue patenté pour constater que la transparence biographique et financière est désormais en vigueur partout, aussi bien pour obtenir le RSA, le Rmi, le passeport ou la carte de séjour. Pour les « exogènes, on exigera en plus  la transparence biologique et génétique, un dispositif pratique et économique,  généralisable à tout un chacun à moyen terme.

Ce concept de transparence globale, délicieusement roumain et mâtiné de sinistres foutaises à la Goebbels, nous propose le suivi permanent en échange de la gamelle.

Les fonctionnaires de l’administration seront seuls juges du « cas » traité, l’arbitraire du prince se démultipliant au gré du mille-feuille tentaculaire des administrations concernées par le dit « cas ».

Il est à déplorer que ces fonctionnaires responsables et bien intégrés soient le plus souvent, adeptes conscients ou inconscients d’une« morale d’Etat » qui consiste à traquer, dépouiller et réprimer avant toute chose. 

Ils appliquent les directives d’autant plus consciencieusement que leur chef hiérarchique veille et grain, et ainsi de suite, jusque là-haut, tout là-haut, là où se dressent les listes « blanches » et les listes noires, là  d’où partent les menaces, les décrets, les 49/3 et les coups bas.  

Au Château de Kafka, chez les cloportes métamorphosés, tout fonctionne à la peur,  pas vraiment à toute vapeur.  Ca bouchonne à tous les étages, 70 000 dossiers de contestation par an, ça prend du temps, celui que certains infortunés en attente  passent enfermés en CRA ou en préventive, parfois simplement à crever de faim sur un trottoir.  Car  nos gestionnaires tatillons du bétail humain sont constipés de la décision tant il vivent avec le trouillomètre à zéro. Et on peut remonter la chaîne d’un échelon à l’autre, personne ne sera jamais coupable de l’horreur organisée, seulement responsable des horaires des convois, de l’étiquetage des défenestrés,  de la comptabilité des sdf morts de froid et des vieux morts de canicule prévue mais imprévisible….  

Le principe du  mille-feuilles administratif mollement dénoncé par  Balladur se ramifie en fait un peu partout. Ce système  d’empilements interconnectés, de structures, de fonctionnaires et de bureaucrates  au service d’un quadrillage sécuritaire,  hygiéniste et moralisateur, apparaît à présent comme la machine idéale pour diluer les responsabilités et reformater les esprits déboussolés par la catastrophe.

Cette machine ubuesque, relativement anodine en période de social démocratie opulente,  devient franchement liberticide en cas de coup d’état autocratique et de récession économique grave.

C’est bien le cas en Sarkozie où l’inflation des lois contradictoires offre désormais toute latitude aux interprétations des agents de l’Etat  et où l’on va construire prochainement un tribunal administratif spécifique au « Droit des étrangers ».

Même transparence de rigueur à la CAF, aux agences pour l’emploi, à la mairie, et même pour avoir droit à une malheureuse carte bancaire si vous êtes juste  très pauvre.

Attention, on ne rigole plus, on veut tout savoir de votre vie privée, si vous êtes un battant ou un loser, et pourquoi vous avez dû changer de région, de pays, de mari, de femme,  si vous êtes pacsé ou divorcé, si vous êtes fumeur, buveur, malade ou sain, ce que vous lisez, et si vous nourrissez les gamins et avec quoi…Gare à vous si vous avez le cancer ou le sida. En tout cas évitez d’en causer à votre assureur et à votre employeur…

Pour ceux qui feront ou ont déjà fait un petit faux pas, comme les prisons pourries sont déjà archi bondées, le bracelet électronique accentuera efficacement la pression sans surcharger les effectifs (futurs incarcérés à domicile, n’oubliez pas d’acheter un brouilleur de GPS, il y en a encore en vente libre sur le Web). Pour les longues peines, le bracelet est encore problématique car les « usagers » ont tendance à avoir envie de sauter par la fenêtre du HLM au bout de six mois.

En tous les cas, vous êtes  désormais priés d’être en mesure de raconter votre biographie in extenso sans tricher et de proposer un « projet de vie cohérent » pour obtenir le papelard qui vous donnera droit à ne pas mourir de faim et de froid dans l’Espace Schengen.

On n’arrive pas à harmoniser la TVA, mais en ce qui concerne la répression et la gestion à flux tendu des pauvres, des exclus et des étrangers, les polices et les juges y parviennent fort bien.

 En Sarkozie, il est désormais clair pour les usagers que les agents de l’Etat sont soudés et soumis à une même morale d’Etat. Ceux-ci devront collaborer avec les forces de sécurité sur simple injonction, dénoncer les irrégularités constatées,  respecter les quotas d’expulsions d’étrangers, assurer les recouvrements des millions de petites créances des classes moyennes à bout de souffle, asphyxier les retraités et les chômeurs seniors non indemnisés, chasser les « tricheurs » qui ont  une maisonnette ou un appartement encore vendable ou louable, ceux qui font dans la ferraille et les petits boulots, bref, veiller à ce que chacun soit cadré, fiché au STIC, chez Ariane et tartempion,  et surtout, ces agents d’Etat devront scrupuleusement veiller à ce que la biographie et le profil de chaque « usager » soient  impeccablement COHERENTS,  sans divergence suspecte.

Ces maquignons veulent une image nette de chaque animal de la bétaillère, aucune contradiction quand on croise les fichiers, une main de fer dans un gant de velours afin  que les intéressés demeurent malléables et corvéables à merci s’ils veulent  toucher leur aumône ou obtenir la carte magique qui  leur donnera droit à se faire exploiter chez les négriers modernes

Dans  le célèbre film de Science-fiction.,  THX1138, petit chef d’œuvre de jeunesse de George Lucas, les flics abandonnent la chasse au fugitif quand celui-ci a dépassé le quota de crédits alloués à son matricule. En Sarkozie on va bien  plus loin. Le reformatage en cours vise à créer des individus dociles et embrigadés qui accepteront leur inévitable perte d’emploi, leur ruine individuelle avec fatalisme, tout heureux qu’ils seront de faire encore partie de ceux qui ont droit à la ration de survie.

Et si ça tourne mal,  les bons chômeurs réinsérés, sous-payés, délocalisés,  les naïfs qui créeront leur auto entreprise coachés par des margoulins au service des banques,  les militants UMP et même les bons socialistes pétochards qui veulent toujours plus de police et de caméras, tous ceux-là constitueront les bataillons  de l’éternel « ordre établi », tandis que les fervents de liberté continueront à beugler dans le désert et à s’agiter pour des prunes, impuissants qu’ils sont face aux  tasers et  aux canons des armes.

La tentation est grande alors de se taire et d’abandonner les mots pour répondre à la tyrannie sur le même registre. C’est bien ce que le LEAP a compris et il serait souhaitable d’éviter cette issue tant qu’il est encore temps.

Le rétablissement DES LIBERTES  INDIVIDUELLES  FONDAMENTALES ET DU RESPECT DE LA VIE PRIVEE devra être l’un des préambules à tout programme d’opposition digne de ce nom. Ce ne sera pas une mince affaire à présent que la machine à asservir est lancée à plein régime.

En tout cas, pour le moment ce n’est pas vraiment le credo du Facteur de Neuilly et on voit mal le clan Aubry se lancer dans la polémique.

Qui osera exiger la restauration des libertés bafouées en Sarkozie ?  Silence like a cancer grows… Un vrai débat démocratique est pourtant aujourd'hui vital pour l'avenir  !

Audy Matenhauss

Université de Strasbourg

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5 Septembre 08

Refroidissement ou réchauffement  planétaire ?

(Voir article sur http://www.betapolitique.fr/Refroidissement-ou-rechauffement-12016.html)

 9 Aout 2008

Dragon Jaune contre Dragon Rouge

Quand le désert avance... sur Pékin

C’est entendu, la cérémonie d’ouverture des J.O de Pékin aura été exemplaire. 50 milliards de dollars et une pleine adhésion aux valeurs douteuses du progrès technologique occidental, à la marchandise et au consumérisme, ont permis au grand peuple chinois de faire la preuve de son efficacité, et aux soldats de l’armée populaire de pouvoir porter le drapeau olympique au pas de l’oie, sanglés dans l’uniforme kaki des guerriers modernes. Vu d’avion, le magnifique joyau vert jade du stade brillait comme un œil quelque peu menaçant dans la nuit où explosait les somptueux feux d’artifice inventés par cette immense et antique civilisation qui manifestement tenait à donner une petite leçon à ses anciens colonisateurs. Et pendant ce temps là, le désert avance....

Les Chinois l’appellent le Dragon Jaune. C’est le vent de sable, un redoutable vent venu des steppes et du désert de Gobi, qui transporte peu à peu les dunes vers l’est du pays. Vite, très vite. Chaque année le territoire chinois perd 2500 Km2 de surfaces cultivables alors qu’il ne possède que l’équivalent de trois fois le territoire agricole français pour nourrir aujourd’hui 1,2 milliards d’habitants.
 

Ce phénomène connu depuis l’antiquité s’est considérablement aggravé ces dernières années, les tempêtes se succédant de plus en plus souvent au cours de l’année et les dunes progressant de plusieurs km par an en direction de Pékin, la ville la plus exposée. A 80 km de la capitale, les premiers villages sont déjà ensevelis dans les dunes. A Paris, ce serait Comme si le Sahara était arrivé à faire la jonction avec les sables de la forêt de Fontainebleau
 

De 1994 à 2004, le désert a grandi d’un million de km2. A l’ouest de Pékin, les paysans sont évacués, on transfère des villages entiers de plusieurs kilomètres. Les jeunes préfèrent rejoindre la capitale, car le bétail n’est plus rentable par manque d’herbages, les récoltes sont de plus en plus maigres, et les fruits sont rabougris par le Dragon Jaune. Les arbres meurent, le sable tue tout, et comme de surcroît la pluviométrie a beaucoup diminué depuis 20 ans, la sécheresse ne laisse aucune chance au végétaux comme aux hommes. Sur le plateau du Xinjiang, la vitesse de désertification est la plus rapide au monde et ce ne sont pas des barrières de peupliers qui la ralentiront.
 

A moins de réagir par une politique de grands travaux équivalente à celle du très discutable barrage du Fleuve Jeune , mais destinée cette fois à enrayer le processus, Pékin risque un matin de se retrouver purement et simplement au milieu d’un grand erg, avec des autoroutes à balayer matin et soir, jusqu’au moment où lassés, les habitants décideront d’abandonner la ville fantôme à son sort.


Tempête de sable à Pékin 2007
 

A l’instar des exemples méditerranéens, de la Jordanie, d’Israël, qui en plantant et en irriguant des variétés botaniques spécifiques parviennent à bloquer la progression du désert, le gouvernement chinois aurait pu réagir, il en avait les moyens. Un projet extrêmement coûteux, car le phénomène est à l’échelle de toute la Chine du nord, un territoire immense sur la carte, mais de plus en plus petit comparé au nombre sans cesse croissant de ses habitants.
 

700 millions de Chinois chantait Jacques Dutronc en 1967. A l’époque, la famine régnait encore chez les paysans chinois, mais c’était considéré comme normal puisque de tous temps, il y avait eu de grandes famines en Chine.
 

Les temps ont changé, les grandes famines ont disparu du pays, mais elles pourraient bien réapparaître du fait du réchauffement climatique et des dérèglements persistants de la météorologie locale. Ces phénomènes sont directement liés à la pollution catastrophique engendrée par le mode de développement industriel promu par les dirigeants de Pékin depuis trente ans. La désertification complète du nord du territoire s’avèrera rapidement inéluctable si la bureaucratie communiste persiste à vouloir rivaliser avec le modèle occidental, un système productiviste qui perdure avec l’arrogance que l’on sait, ce malgré des conséquences néfastes de plus en plus visibles et inquiétantes, particulièrement en ce qui concerne la fonte accélérée de l’Arctique .
 

Pendant toute la durée de ces J.O pharaoniques, la flamme brûlera donc dans son écrin rouge comme un défi de toute puissance adressé au Dragon Jaune. Ils ont bien le droit, les Chinois ! Las Vegas fait bien la nique au désert en confisquant l’eau pour arroser ses terrains de golf. ! Ainsi, plutôt que de protéger son environnement vital, le Dragon Rouge a préféré prendre sa revanche et faire plaisir à sa classe moyenne et aux masses en en mettant plein la vue aux Occidentaux. Il a dilapidé en une fête grandiose tout l’argent du boom économique qui aurait pu permettre de mettre en place un plan d’urgence pour moderniser l’industrie lourde, innover dans la lutte contre la désertification et la dramatique pollution des fleuves et des nappes phréatiques. Pire encore, avec le Grand Barrage, il a supprimé de la carte des centaines de milliers d’hectares de terres arables, suppressions drastiques qui viennent s’ajouter à celles opérées jour après jour par les dunes silencieuses qui dévorent peu à peu le territoire.
 

Dans un monde où l’autosuffisance alimentaire devient le credo des états, où la bombe démographique qui a déjà explosé manifeste partout ses ravages, où l’accès à l’eau et à la nourriture redeviennent des priorités d’intérêt national, on ne peut que se dire qu’en voulant jouer sur le même terrain que l’Amérique et l’Europe, en adoptant le pire modèle de développement que l’humanité ait jamais connu, la bureaucratie communiste est tombée dans un piège. Pas étonnant que M. Bush et M. Sarkozy aient tenu à figurer dans la tribune. Ils savent bien où va la Chine, et cela semblait beaucoup les réjouir.

A très court terme, la grande puissance émergente va de nouveau se retrouver face à l’impasse, otage des pays qui auront encore les capacités de produire de quoi nourrir la planète.
 

Ce ne seront pas les démocrates chinois, ni le marché qui viendront à bout du Dragon Rouge et de sa dictature aussi souriante que sanglante, mais bel et bien les écologistes chinois et le milliard de paysans affamés qui un jour ou l’autre décideront, comme nous tous en Europe et ailleurs, que les grosses berlines et les avions privés, le consumérisme LVMH, les produits polluants bas de gamme, les bureaucraties vérolées et aveugles, les dépenses ruineuses en armement et les défis imbéciles à la nature, ne sont plus de mise face au plus grand challenge qui soit : survivre au Dragon jaune et rendre de nouveau la planète habitable.
 

Sur ce point les Scandinaves ont une certaine avance. Imaginez, une Chine écologique et puissante, sur le Modèle danois ! Ce serait Poutine qui commencerait à se faire des cheveux !

En attendant, on va surveiller du coin de l’œil si le vent de sable ne vient pas gâcher les compétitions, ce serait un signe aussi puissant que la foudre qui avait frappé l’immense portrait du président Mao place Tien Anmen, au soir du dernier jour de l’occupation, la veille même de l’arrivée des chars de la Glorieuse Armée Populaire.
 

Un avertissement sinistre que n’avaient pas entendu les jeunes chinois en révolte qui réclamaient l’accès libre au Coca Cola et aux "vraies Nike" en chantant en chœur le célèbre "Imagine" de John Lennon. Dommage pour ceux qui en sont morts.
 

eco-synergies.c.la

 

 6 Aout 2008

Les vacances vues de la Sarkozie d’en bas.

Etat des lieux en échanges épistolaire.

 

Plutôt qu’un article de fond sur la misère ordinaire fRançaise, nous avons préféré vous offrir un échange réel de mails croustillants entre deux anciens intermittents du spectacle rayés des listes et non-indemnisés. C’est plus instructif qu’un rapport Insee sur le pouvoir d’achat ou le "moral effondré des ménages". On espère que Ségolène y jettera un œil avant de rentrer toute requinquée de son congé. On compte vraiment sur elle pour pousser une saine gueulante en septembre ! Nous saurons y faire écho.

MAIL du 05/08/2008/
Bonjour l’amie. Tu me demandes comment je vais ? Ici, c’est assez raide pour oser l’euphémisme. Je tiens le coup en attendant le retour de vacances des producteurs, quasiment sans nourriture, sans alcool et sans tabac, avec 1€/J pour le pain et heureusement encore un accès au téléphone et de l’eau potable mais pour pas très longtemps. Donc c’est tendu, d’autant que je suis seul ici en rase campagne depuis 15 jours et que ma voiture est définitivement en panne. De toute manière, je roulais sans assurance depuis six mois et mon contrôle technique est obsolète depuis mars. Je risquais la correctionnelle pour délinquance routière au moindre pépin. Il n’aurait plus manqué qu’un môme en scooter vienne s’encastrer dans ma chignole pour que je finisse aux assises. Imagine, si par malheur j’étais tombé sur le fiston Sarkozy, j’aurais pu me retrouver dans une prison libyenne !
En tout cas je ne compte plus sur personne. Les services sociaux m’ont une fois de plus envoyé aux pelotes, je n’aurai pas droit au Rmi ni à quoi que ce soit, sauf au Secours Populaire chez qui je ne mettrai jamais les pieds, plutôt crever ! Comme tu sais, la ville est à 10km de ma masure, ce qui fait 20 bornes aller-retour à pinces ou à cheval (mais on ne peut plus les attacher pour faire les emplettes, à cause de la "sécurité" des nouveaux "rurbains" qui ont envahi le coin, en plus, le poney du voisin n’a pas de puce RFID ni de tatouage, si je me fais goaler en ville là-dessus, c’est l’embrouille assurée. )
Ici on crève la dalle mais il y a de la police partout. Tolérance Zéro, et racket à tout va. Tu vois le genre...
L’avantage de cette situation , c’est que j’ai redécouvert la vraie faim, celle qui t’empêche de cogiter et même de dormir. On y pense sans arrêt si bien qu’on finit même par oublier les banquets de l’Elysée et les copains de Bolloré.
Malheureusement, on est aussi sans nouvelles de Ségolène et de sa bande, tout ce beau monde semble être aux abonnés absents ou en train de se faire dorer au soleil chez Ben Ali. Je n’aurais jamais pensé qu’à mon âge j’en serais là, surtout avec mon CV et ma carrière exemplaire. A l’ANPE, la matrone embagousée qui rentrait toute bronzée de Cap d’Agde m’a répété que j’étais dispensé de recherche d’emploi et que j’étais surqualifiés. En attendant l’âge légal de la retraite, elle m’a recommandé de mentir sur mes états de services afin que je puisse postuler à l’entretien des jardins, il parait qu’il y a de la demande dans les châteaux du coin. Comme Kundera qui lavait des carreaux sous le régime communiste. Je l’ai envoyée paître et désormais je ne suis plus du tout inscrit chez ces réducteurs de têtes appointés. Elle était ravie, la grosse, ça lui fera un chômeur de moins dans ses statistiques.
Ce matin à 10h, un jeunot nerveux au crâne ras et en uniforme de VEOLIA est venu tambouriner comme un flic à ma porte pour couper l’eau. Je n’ai pas ouvert et je l’ai observé à travers les persiennes, il était fou de rage, le petit rat, comme si VEOLIA était sa propre boite. Couper la flotte à un vieux en été pour un retard de 200€, en toute bonne conscience, voilà la résultat du lavage de cerveau de ces abrutis au SMIC. Ils méritent juste ce qui va leur arriver un fois que tout cela sera automatisé. Le chômage sec et aucune main solidaire pour les relever. Que ces fRançais moyens fachos crèvent de misère, c’est tout ce qu’ils méritent ! Comme tu le sais, je continue de croire en la responsabilité individuelle. Si chacun refusait de participer au totalitarisme du fric, la machine s’enrayerait. Peu m’importe d’être traqué et minoritaire, pour moi, l’excuse des trains de la mort qui arrivent à l’heure n’en sera jamais une... Tant pis si ça diminue mon "espérance de vie"... Et toi tu t’en sors ?
Ton vieux pote Lulu


RÉPONSE du 06/08/2008

Bonjour Lulu. C’est marrant, Toi il veulent de couper l’eau ! Moi c’est l’électricité ! pour 29 euros ! frais de remise en ligne 40 euros ! et en plus c’est de leur faute car j’avais signe une autorisation de prélèvement qu’ils n’ont pas utilisée.
Cela m’a pris une semaine pour réussir a les joindre car ils n’ont plus d’agence professionnelle sur Paris et il n’y a qu’une boite e-mail , ou ils répondent des jours et des jours plus tard. Lamentable le service public en Sarkozie !!! Mais est-il encore public ?
Comme on en a besoin pour alimenter l’ordinateur et qu’on a pas 1000 heures a perdre a discutailler avec eux , on a fini par payer cash pour pouvoir travailler ! Tant pis, ça fera un supermarché au hard discount en moins. J’ai réussi à caser les gosses chez ma vieille mère, avec sa retraite elle arrive encore à les nourrir à peu près correctement.
N’abandonne pas trop vite l’idée de faire tes courses à cheval, si ça se trouve, tu seras bientôt le seul à pouvoir te déplacer ainsi et on t’enviera parce que c’est tout de même moins crevant que faire 20 bornes en vélo ou à pied, surtout que par chez toi ça monte et ça descend.
Pour ce qui est de la responsabilité individuelle, je suis d’accord avec toi. Ces petits fonctionnaires qui nous traitent de haut et font du zèle pour écraser ceux d’en bas ne méritent pas le confort relatif qu’ils ont encore. Ils finiront bien par goûter eux-aussi à la vache enragée, comme les cadres qui vont en baver des ronds de chapeau à la rentrée. Pour moi, ça va encore, avec mes économies de l’année dernière je tiendrai jusqu’en septembre. Je t’envoie 50 euros par la poste entre deux feuilles d’aluminium, ils ne pourront pas les détecter. Offre-toi une bouteille de bordeaux, je trinquerai de loin à notre vieille amitié de saltimbanques.
A +
Bises, Cat

Proposé par
eco-synergies.c.la

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 11 juillet 2008 Nouvelles de Sarkozie

Surveillé-e-s ? La dérive sécuritaire s’emballe

Publié sur Betapolitique.fr  le 13 juillet 2008

La dérive sécuritaire prend des proportions nouvelles à mesure des progrès techniques. Les nouvelles puces RFID changent radicalement la donne, à l’insu des citoyens moyens qui ne mesurent pas l’impact de ces outils de localisation ultra-fine. Désomais, Big Brother c’est ici et maintenant. Le PS doit répondre d’urgence à ce problème crucial qu’est le respect des libertés individuelles et civiques. Chaque retard dans ses prises de position publiques à ce sujet l’enferme un peu plus dans la réalité quadrillées et policière qui s’installe durablement. Ségolène Royal et Le Facteur ont déjà payé pour voir. Cela ne saurait que s’aggraver dans les années qui viennent si un puissant mouvement d’opinion ne s’organise pas rapidement en riposte. L’article qui suit fait le point sur la question. Proposé par rushes

Surveillé-e-s ? -  Un mini dossier sur la surveillance
 

Qu’en est-il véritablement de la (vidéo)surveillance ? A quel point sommes nous observés, contrôlés, répertoriés ? Ce sont des questions que chaque dissident est amené à se poser, à condition qu’il soit en mesure d’accepter l’idée que notre société adopte peu à peu une voie totalitaire. Ce n’est qu’en ayant accepté cette idée qu’il pourra se rendre réellement compte du carcan sécuritaire dans lequel tout un chacun est désormais emprisonné...
 

Les puces RFID...
 

Leur nom vous a peut-être échappé, mais les puces RFID (Radio Frequency IDentification) sont sans doute les puces les plus omniprésentes. Elles se multiplient à une vitesse folle, au point qu’on a déjà commencé à les coller sous la peau des gens (Verichipcorp) ou dans les vêtements (Bladerunner), avec toujours le même soucis de vendre aux gens la sécurité. L’idée se développe qu’une simple puce pourrait contenir toutes les informations nécessaires à vos tâches quotidiennes, de votre identité à votre sécurité sociale, en passant par la carte de transport, la carte bancaire ou la carte fidélité de votre magasin, tout en contenant un GPS permettant de vous retrouver en cas de problème. Incorporée dans votre clé de voiture, elle servirait de module de reconnaissance contre le vol. Elles sont déjà dans les livres de certaines bibliothèques et commencent à être utilisées en remplacement du fameux code-barres de vos produits alimentaires. Ce sont également elles qui sont contenues dans les bracelets "Bluetag" que portent aux poignet les nourissons dans certains hôpitaux (Filrfid). Bluetag est d’ailleurs un produit de la game Bluelinea, qui a su utiliser la "magie RFID" dans un certain nombre d’autres objets (Bluelinea). Enfin, la boîte de nuit espagnole Baja Beach Club de Barcelon a adopté l’idée d’implanter la RFID sous la peau de ses clients V.I.P. qui voudraient commander plus rapidement (Baja Beach Club)...


Puces RFID implantées.

Ce que toute personne douée de bon sens sera amenée à se demander est : à quand les puces RFID sous la peau des "délinquants" et autres "éléments indésirables" ? Ben tiens, voyez donc ce qu’on peut lire ici... Et puis Scott Silvermann, Chairman de la société VeriChip Corporation, intervenant sur Fox News, suggérait il y a peu « On peut penser qu’il s’agit d’une technologie appropriée qui peut être employée entre autres, pour s’assurer que des travailleurs immigrés entrant et sortant des Etats-Unis, sont correctement enregistrés ». Tout peut donc encore arriver !


La vidéo-surveillance...
 

Il existe un système de surveillance qui se répend en Angleterre et semble faire baver un grand nombre d’élus européens et qui porte le nom de CCTV (Close Circuit Television). Le concept est simple : il suffit de quadriller toutes les rues d’un quartier ou d’une ville de caméras de surveillance, puis éventuellement de rendre les images accessibles à tout-un-chacun depuis son poste de télévision. Grâce à une console, le quidam pourra alerter directement le commissariat du quartier s’il pense avoir été témoin d’agissement louches. La ville de Middlesbrough en Angleterre est même allée plus loin, couplant ses caméras avec des haut-parleurs permettant au poste de police de réprimander le passant qui aurait enfreint la loi ou les règles en vigueur dans la commune (Dailymail ou Plusnews). Ceci s’intégrant dans un plan plus vaste de vidéo-surveillance, à l’échelle européenne, qui porte le doux nom de Urbaneye. Pour les policiers de la route, le système LAPI (Lecture Automatisée de Plaques d’Immatriculation) permettra, grâce à une caméra installée sur le toit des voitures de police ou sur des lampadaires, de scanner les plaques des voitures en stationnement, afin de repérer les voitures volées, en fonction des informations données par la base européenne des véhicules volés. Dans les pays anglo-saxons, le système donne accès à la carte grise et permet de contrôler l’absence d’assurance... et pourquoi pas un jour la liste des infractions commises par les propriétaires des véhicules ? Pour le reste, il y a la vidéo-surveillance classique : les caméras placées sur la voie publique, que Michelle Alliot-Marie voudrait porter de 20 000 à 60 000 d’ici 2009. Mais c’est sans compter les caméras privées, qui sont aujourd’hui au nombre de 350 000 en France. On est encore loin des 4,5 millions de caméras de surveillance de l’espace public au Royaume-Uni ! Mais ça viendra, ça viendra...
 

Ecoutes téléphoniques...
 

Tout d’abord il y a le simple "fadet" qui permet à la police d’obtenir, sans l’autorisation d’un juge, une réquisition téléphonique de votre opérateur, c’est à dire un relevé détaillé des numéros entrants et sortant de votre portable. Actuellement, ce sont près de 4 millions de ces "fadet" qui sont transmis chaque année. Sinon il y a l’écoute, mais elle est facturée 700 euros (pour 4 mois) par l’opérateur et nécessite l’autorisation d’un juge. Le ministère de la justice en autorise quand même quelques 27 000 par an. La dernière solution reste de déclencher à distance le micro du portable, sans que celui-ci ne s’allume et même s’il est en veille. Pour cela il suffit à la police de se faire envoyer un code informatique par l’opérateur. Ceci permettra d’écouter les conversations à distance, grâce à l’autorisation de sonorisation donnée par la loi "Perben II". De toute façon, les professionnels peuvent faire usage de l’IMSI catcher qui force la transmission de l’International Mobile Subscriber Identity et permet d’intercepter tous les appels GSM non cryptés d’une zone d’écoute...
 

Donc la meilleure solution quand on veut converser discrêtement, ça reste d’éteindre le portable et d’enlever la puce du boitier...
 

Les images du ciel...
 

Qu’on se le dise, elles ne sont pas encore au point ! Si il est possible d’obtenir des images haute résolution de vous depuis le ciel, on est encore loin de pouvoir vous surveiller dans vos moindres déplacements depuis là haut. Pour ce qui est des satellites géostationnaires, ils sont placés sur une orbite située à 36 000 km d’altitude et sont en mesure de prendre des images régulières à la verticale d’un même point à l’équateur, ce qui permet d’obtenir plusieurs images dans une même journée (tous les quarts d’heure), mais de mauvaise qualité. Pour avoir une meilleure qualité d’image, les satellites d’observation (Spot, Formosat, Kompsat...) sont donc placés sur une orbite de 150 à 1000 km d’altitude et programmés pour résister à l’attraction terrestre en rallumant régulièrement leurs moteurs. Il leur faut cependant une à deux heures pour effectuer le tour de la Terre (en fonction de leur altitude), alors il leur faudra faire un certain nombre de tours pour revenir à la verticale du même point, étant donnée que la Terre aura tournée sur son axe entre temps. Le même satellite ne pourra donc prendre qu’une image par jour du même point (plusieurs points, une quinzaine en moyenne, peuvent être photographiés) et ne sera pas capable de voir un grand nombre d’autres points du globe. Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas prêt d’être surveillés par satellite ! Par contre, lors de certains événements (G8, matches internationaux...), la police peut désormais sortir les dirigeables et autres drones de surveillance (cf. ELSA et Quadrifrance), ou même en dehors d’événements particuliers, comme ce sera le cas au dessus des banlieues...
 

Nous sommes sans doute, au vu de ces informations et de toutes celles qui s’y ajoutent, en droit d’être paranoïaques, car l’homme ressent un plaisir énorme à développer les moyens technologiques de son asservissement. La surveillance sous toutes ses formes se développe à une vitesse plus qu’inquiétante, prenant pour terreau la lutte contre la criminalité ou le terrorisme. Notre soucis majeur sera de redéfinir les notions même de criminalité et de terrorisme, afin que la révolte, que le conflit, aient encore droit de cité et que la répression à l’encontre des attitudes non normatives ne devienne pas une banalité. A chacun de prendre les risques et de se mettre en action, afin qu’on puisse réfléchir à la mise en place d’une riposte, qui devra passer sans doute par l’élimination pure et simple de toutes les formes d’atteinte à notre image, par la destruction ou le contournement des moyens de surveillance.
 

C’EST URGENT ! Big brother n’est plus une allégorie...
 

Informez-vous, révoltez-vous, impliquez-vous :
 

- SOURIEZ VOUS ETES FILMES

- BIG BROTHER AWARDS

- PRIVACY INTERNATIONAL

- NOT BORED

- PUCES ACTU

- JAMEH

- MILLE BABORDS
Eunous
POUR ACCÉDER A TOUS LES LIENS VOIR article original sur :
http://www.dissidence-nordiste.org/article-21133377.html

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Appel du 4 juillet 2008

Ségolène ROYAL aux barricades ? Publié sur Betapolitqiue.fr le 8 juillet 2008

    Camarade Ségolène , si vraiment tu parviens à briser cette pyramide du pouvoir qui nous détruit pour en faire un nouvel outil au service de la collectivité, on te célébrera dans toute l’Europe. La France pourrait donner l’exemple et rétablir les libertés civiques (laminées partout sur le modèle anglais) et produire un programme hardi de remise au pas des lobbies et des compagnies toutes puissantes. Et pour une fois que Jacques Attali* ne profère pas une grosse bêtise, tu devrais suivre son conseil quand il parle de la seule chance de sursaut du pays, à savoir : la reconnaissance du formidable potentiel de créativité et de proposition de la masse des plus pauvres et des cités exclues.
On ne demandera pas "tout le pouvoir au Soviets", on a déjà donné, ni même aux conseils ouvriers, il n’y a plus assez d’ouvriers et trop de salariés précaires. Nous voulons un programme où les caciques des syndicats, les journalistes vendus, les notables à la botte n’auront pas la partie belle, où les riches expatriés se verront taxés comme les autres sous peine d’être déchu de leur nationalité, où les revenus financiers éthiques et réellement écologiques seront favorisés, où les entreprises novatrices en matière d’énergie et d’environnement seront fortement soutenues, où la spéculation sauvage sur les matières premières sera combattue, où l’eau, le pain, le transport et l’énergie de base seront garantis pour tous, où les sans-papiers seront traités avec humanité même si "ça coûte cher".
Les exclus et les paupérisés n’ont plus rien à perdre, ils sont donc prêts à se retrousser les manches pour ce grand chantier. Encore faudrait-il que tu saches tirer parti des millions de voix qui t’ont soutenue, même si parmi celles-ci, nombreuses étaient celles qui te critiquaient vertement pour ta naïveté de cheftaine face au populisme UMP. Tu as eu le charisme qu’il fallait à Charletty, il te suffit de terminer le boulot en rassemblant comme une vraie guérillera de terrain, c’est à dire comme un poisson dans l’eau avec le peuple Ho Chi Minh . Pointe toi en vélo à Villier le Bel en prenant le RER, laisse les paparazzi filmer, évite les gorilles en noir et le tailleur blanc, garde-les pour les combats rapprochés avec les princes décadents et les visites au Dalai Lama, relis Bourdieu, Kessel et Gary, regarde la veulerie en face et dis-lui publiquement son fait !
Chacun de tes "scandales politiques" sera une balle dans la tête de l’ennemi. C’est le moment de sortir tes dossiers, d’appeler Eva Joly au téléphone pour la remercier, et surtout n’oublie pas de sacquer tes courtisans aux ambitions trop personnelles ou à l’esprit tortueux. Nous n’avons, par exemple, aucunement besoin d’un super ministre de l’intérieur formé à la paranoïa trotskiste.
Nous voulons de la clarté, des vérités simples et argumentées, pas au nom de cette fausse transparence totale dont on nous abreuve et qui n’est qu’un paravent à l’opacité financière des riches, nous le voulons au nom du respect et d’une compréhension généreuse de la condition humaine.
Garantis-nous à minima d’authentiques espaces de liberté, de fête, de fraternité, où chacun se sera l’égal de son voisin, quelque soit sa religion, sa couleur, ses penchants ou ses mauvaises habitudes. La "sécurité" est le credo des nouveaux esclavagistes , n’hésite pas en conséquence à prendre des risques et à célébrer cette part d’inconnu que chacun de nous doit accepter sous peine de mourir étouffé par le cocon sécuritaire qui fait ressembler l’Espace Shengen et la Sarkozie en particulier à un gigantesque camp de travail et de bunkers retranchés de la misère du monde...
 

Fraternellement.

Audy Matenhauss, étudiante misérable à Strasbourg. Champ Libre .
PS : Quant au bruyant lobby parisien, laisse beton, ne les écoute pas, ils font rigoler la France entière, surtout à chaque opération Paris Plage, et n’oublie pas que le "Velib", quand on a plus de carte bleue, c’est mort...Ils ne savent pas comment nous vivons, ils ne l’imaginent même pas.
*" J. Attali 10 juin 2008 " La troisième France est misérable...// La troisième France est donc la clé de l’avenir des deux autres. "

Voir en ligne : Article sur Betapoltique :

Ségolène Royal, nous et la pyramide hiérarchique


 

  Les coulisses de la machines à exclure

Ou comment on fait frire les petits poissons....

 

 

DATE DE PUBLICATION EN LIGNE SUR BETAPOLITIQUE : 30 juin 2008   AIDE

 

 

LES AUTEURS   AIDE

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Les filets du Modèle Social Français (MSF) s’étant peu à peu effilochés en 30 ans, leurs trous béants précipitent désormais des millions d’individus dans l’exclusion et la précarité, ce qui revient souvent au même aux yeux des groupes considérés en Sarkozie comme dominants. A cet égard il est intéressant de constater à quel point le regard des chercheurs en pycho-sociologie s’est affûté au fil des années. En les lisant, on a l’impression d’un constat glacé sur l’état de rats cloisonnés dans lequel nous sommes condamnés à survivre au nom du Libre Marché et de la manne de sa Main Invisible. Les exclus se multipliant, il convenait de rappeler au plus grand nombre selon quels mécanismes implacables nos cerveaux gavés de propagande et de messages subliminaux finissaient par obéir aux règles de séparations et de castes. On est toujours l’Exclu d’un groupe pour une raison subjective ou objective. Voyons donc comment les observateurs scientifiques français les plus éminents**** décrivent le phénomène. En 2003 un rapport ministériel faisait le point sur le sujet. 5 ans plus tard on peut voir que la mécanique décrite fonctionne à plein régime.

Lorsque M Nicolas Sarkozy en campagne évoque les «  chômeurs fainéants et les exciseurs/égorgeurs de moutons », quand Mme Ségolène Royal propose des centres militarisés pour « resocialiser les jeunes délinquants », quand l’agent ANPE oblige un chômeur à prendre un emploi sous-payé avec 5 heures de transport quotidien, quand le fonctionnaire de la Préfecture prépare une souricière pour sans papiers, savent-ils ces gens « sincères » à travers quels prismes ils analysent l’autre, sur quels boutons ils appuient en le désignant comme cible ?
A priori les politiques professionnels ont assez d’experts en communication à leur service pour le savoir et en user jusqu’au populisme le plus honteux. Quant aux autres, la grande majorité d’entre eux agit en toute bonne foi ans même imaginer qu’elle ne fait que fonctionner selon des schémas générés par le conformisme et le clanisme.
Les extraits ci-après proviennent du Rapport final - Décembre 2003 sur la question, recherche financée par Madame Françoise Dupuis, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de la Communauté Française de l’époque.
Cette réflexion argumentée sur la question de l’exclusion montre que nos dirigeants et pseudo-élites sont parfaitement informés du fonctionnement de la machine à exclure qu’est devenue la société française, particulièrement depuis l’avènement de la Sarkozie qui n’est que l’aboutissement logique de la mécanique sociale décrite ci-dessous :



 


EXTRAITS CHOISIS DU RAPPORT :

« Exclusion et sciences humaines. Exclusions en sciences humaines » 2003/

INTRODUCTION :
« Afin d’aborder la problématique de l’exclusion/….Nous avons donc décidé de distinguer deux groupes, un groupe dit majoritaire, non-exclu et considéré comme le producteur du discours sur l’exclusion (c’est le groupe qui, en définitive, à travers l’activité politique fixe les repères séparant la normalité de l’exclusion), et un ou plusieurs groupes dits minoritaires qui sont considérés comme exclus par le reste de la société (le groupe majoritaire). Si cette séparation a été nécessaire pour amorcer une réflexion sur l’exclusion, elle ne nous a pas fait perdre de vue le fait que nous vivons dans une société où le discours dominant n’est pas systématiquement le discours du plus grand nombre ou de la majorité.
Ainsi, pour Alain Touraine* , la classe dominante dans nos sociétés postindustrielles se compose de groupes dispersés en pôle d’influence et de pression qui contrôlent les grands appareils économiques et politiques.
….. Néanmoins, chaque catégorie de population dite exclue prise séparément justifie l’usage des concepts de groupes majoritaires et minoritaires.
 

Groupe minoritaire
Les personnes handicapées**, les personnes âgées, les familles maltraitantes, les personnes d’origine immigrée, les adolescents violents.
Groupe majoritaire
Les bien-portants, les personnes socialement actives, les adolescents socialement conformes, les autochtones.
 

Les exclus d’un groupe peuvent faire partie d’un (ou de tous les autres) groupes majoritaires, ou au contraire cumuler les situations d’exclusion..
.../C’est dans cet état d’esprit que nous avons organisé notre recherche sur l’exclusion. A chaque fois, nous avons confronté les motivations et les acteurs dominants du discours sur l’exclusion aux observations de terrain et aux regards des populations dites exclues sur elles-mêmes
 

Les représentations sociales des groupes majoritaires face aux populations exclues
(1) Caractéristiques des représentations
 

Les représentations véhiculent de petits « modes d’emploi » du monde. Elles désignent, dans un sens large, une activité mentale à travers laquelle on rend présent à l’esprit, au moyen d’une image, une personne, un objet ou un événement . Moscovici définit la représentation sociale comme un " univers d’opinions "
. Les représentations se caractérisent par
- un ancrage social : elles sont créées par les individus et les groupes sociaux, dont seule une partie s’impose et structure les rapports sociaux et légitime de ce fait l’exclusion (routines mentales) ;
- un enracinement psychologique profond : elles se développent par des mécanismes de production et de transformation des normes, des valeurs quii façonnent la société et la font évoluer, qui fonctionnent autant à partir du sens commun et du discours médiatique sur la société (théorie des scripts) ;

-  une assise institutionnelle : elles sont véhiculées par les institutions (école, partis, média) ;
- une fonction prédictive : elles influencent la manière dont les populations fragilisées se voient elles-mêmes et gèrent leur exclusion.
….. C’est ainsi que nous avons constitué un modèle à partir de deux axes :
Axe 1 : attitude de peur ou de pitié envers les « exclus », en considérant qu’il s’agit de deux attitudes opposées
Axe 2 : représentation de l’exclu comme « en-deçà » et donc ré-insérable dans la normalité, ou comme « au-delà » et donc sans espoir de ré-insertion
 

2)Sentiments par rapport aux exclus
(a) La peur et la pitié
La pitié est l’une des fabriques de l’exclusion grâce à laquelle la personne socialement insérée se détache de l’autre et n’offre plus rien de commun avec lui.
Elle se traduit par la négation de l’expérience de l’autre en tant que sujet. L’autre est éprouvé dans une dimension jugée négativement : il est handicapé, vieux, laid, stupide, malheureux, pathétique, en souffrance… La pitié instaure un mode de communication de « je à il », c’est-à-dire qu’elle permet un apport d’information sur les populations exclues, mais dans un cadre étroit qui ne donne pas accès à la parole de l’autre (rapport « je-tu ») ni à l’intersubjectivité (rapport « je-je »)
…/

/...La pitié est le fait de l’indulgence bienveillante d’une civilisation qui s’estime supérieure à d’autres et qui s’octroie une certaine tolérance n’autorisant pas l’échange d’arguments.
Le versant humanitaire de la pitié est une compassion orientée vers la protection. Un enfant abandonné, par exemple, fait pitié. La pitié infantilise. La personne qui éprouve de la pitié regarde sa propre émotion face à une situation qu’elle juge intolérable. C’est une expérience quasi physique, sensible, de l’injustice faite à autrui, reconnue comme essentielle par Rousseau qui la définit comme une « disposition convenable à des êtres aussi faibles et sujets à autant de maux que nous le sommes ; vertu d’autant plus universelle et d’autant plus utile à l’homme, qu’elle précède en lui l’usage de toute réflexion, et si naturelle, que les bêtes mêmes en donnent quelquefois des signes sensibles » . Rousseau y voit donc un élan positif
 

Selon Schopenhauer, la pitié est fondée sur la conscience profonde de l’unité des êtres et permet de rétablir la solidarité et la cohérence par la compassion et par l’amour. La pitié est en mesure de limiter les ravages de l’égoïsme, de connaître le vécu de l’autre. Elle est évoquée dans ce sens par le christianisme, le judaïsme et le bouddhisme notamment, pour qui il s’agit d’un élan orienté vers des actes de bonté désintéressés. Le concept est étudié dans sa relation avec l’individu lui- même, n’entraînant aucune dynamique vers un quelconque projet social.
Pour Nietzsche la pitié devrait être bannie à cause de sa force dépressive, de son aspect sombre et douteux, qui enlève à l’homme sa dignité et le « médiocrifie ». La peur est fondamentalement celle de perdre ce que l’on a, ce que l’on est, ou encore la peur de mourir. Le concept de sécurité y est fortement lié.
Comme la pitié, la peur est en effet un sentiment individuel. La pitié exprime une relation de dominant à dominé, la peur une relation de dominé à dominant (potentiels ou réels). Elles relèvent d’un registre émotionnel, centré sur soi. Ces émotions, de même que toutes les préférences et les aversions, se manifestent la plupart du temps de manière involontaire et sont fondamentalement liées aux représentations et, dans une optique psychanalytique, aux expériences vécues au cours de l’enfance.
Ainsi, la dimension répulsive de la pitié semble prédisposer le dominant à percevoir le dominé comme « non-repêchable » et donc à l’exclure, alors que la compassion paraît favoriser le développement d’une perception de l’exclu comme « repêchable » et donc à l’inclure. De même la peur, lorsqu’elle est de l’ordre de l’appréhension, nous renvoie davantage à l’image d’un exclu pouvant être « repêché » alors que, lorsqu’elle est de l’ordre de l’aversion, elle nous amène à considérer l’exclu comme non réinsérable.
« L’autre a une place qui n’est absolument pas enviable. Pour rien au monde je voudrais me mettre à sa place. Mais comme, professionnellement, je suis amené à travailler avec lui, je fais semblant d’être sur un pied d’égalité. En réalité, il n’en est rien et je le tiens à distance en le réduisant à l’état de pitié. Lui-même va être obligé de fonctionner à la pitié parce qu’il a honte »
La pitié induit chez l’exclu un sentiment qui le diminue à ses propres yeux, la honte. Maisondieu cite V.Jankélévitch : «  La pitié est à la remorque du malheur »
.../ NDLR : / ON LE VOIT LES REFFERENCES AUX PLUS GRANDS AUTEURS NE MANQUENT PAS. ET LE RAPPORT POURSUIT EN ENUMERANT LES DIFFÉRENTS TYPES D’EXCLUSION ENGENDREES PAR LES REPRÉSENTATIONS PERVERSES DISTILLÉES PAR LES GROUPES DOMINANTS (évoquées par Alain Touraine).Parmi celles-ci on distinguera la xénophobie, et l’altérisme, version nouvelle de l’intolérance radicale …/
….. b) La xénophobie
Les représentations vis-à-vis des exclus amènent des sentiments, réactions émotionnelles ou mécanismes substitutifs exprimant un rapport négatif. Les exclus sont confrontés au racisme, qui s’appuie sur l’affirmation de la supériorité d’un groupe par rapport à un autre. Pour la xénophobie, Tap* distingue quatre types de sentiments
 : la crainte (puissance magique associée au malheur) ;
le ressentiment (l’étranger vient prendre ce qui nous appartient) ;
le mépris (les membres de la communauté sont les seuls vrais hommes) ;
la haine (on a appris à considérer que l’étranger est l’ennemi).
Ces sentiments stimulent le processus de différenciation par rapport aux groupes extérieurs (logique centrifuge) et jouent un rôle intégrateur pour la collectivité (logique centripète)
 

. (c) L’altérisme
La personne stigmatisée est un bouc émissaire, un étranger du dehors ou du dedans qui provoque un sentiment ambigu d’être à la fois pareil et différent de soi.
L’altérisme ( dont le racisme est la forme la plus brutale ) s’exerce à l’égard d’un double qui provoque un sentiment d’inquiétude, de malaise , « qui réactive l’opposition du pur et du souillé, du bien (le soi qu’il faut garder) et du mal (l’autre en soi qu’il faut extirper) »
 

Le groupe majoritaire projette sur le groupe qu’il exclut ses propres fautes, ses penchants, ses désirs refoulés. Par exemple : les personnes d’origine immigrée : ils appartiennent à un groupe rival, menaçant, à une culture ou à une religion susceptibles d’absorber celles du groupe majoritaire ; les handicapés, les adolescents violents, les familles maltraitantes, les personnes âgées : ce sont les miroirs déformants de notre vulnérabilité, de nos penchants les plus inavouables, de notre propre mort
 

Selon Tap*
 

, l’altérisme possède cinq traits caractéristiques :

- le rejet de l’universel ;

- la catégorisation fixe des groupes ;

- l’absolutisation des différences ;

- la naturalisation de ces différences ;

- leur interprétation inégalitaire dans le jeu de la dominance et des privilèges.
 

(3) La gestion de l’exclusion
Dans une perspective psychosociale, l’attitude synthétise les prédispositions internes (croyances, perceptions, valeurs, opinions, etc.) d’un individu à agir dans un sens ou dans l’autre et constitue l’un des déterminants du comportement.
Si nous appliquons ce concept au niveau du groupe majoritaire, nous postulons que la mise en place de mesures à l’égard des populations exclues repose sur un ensemble de prédispositions internes faisant consensus au sein de ce groupe l’assistance inclusive traduit une volonté d’inclusion sociale ; l’assistance exclusive constitue un maintien dans l’exclusion sans pour autant l’aggraver ; la sanction inclusive se rapporte à l’inclusion de la dernière chance ; la sanction exclusive représente la volonté d’exclusion sociale
 


FIN DE CITATION
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On ne sait si, nous allons être victime d’une sanction exclusive de la part de notre « Petit Père des Peoples » intoxiqué à l’altérisme mais il est certain que pas mal de journalistes et techniciens de l’ex Service Public vont d’urgence avoir besoin des services d’assistance inclusive . En attendant d’en bénéficier en guise d’ascenseur social, les petits rats de laboratoires devront se serrer la ceinture et prendre leurs habitudes au hard discount, là où vont tous les « exclus ». Les rebelles en font-ils partie ? Oui car nécessairement, leurs positions les mènent tôt ou tard à la déviance et à la délinquance, la plus basique étant désormais la délinquance routière qui bénéficie désormais d’une assistance inclusive payante sous forme de stages obligatoires et surveillés par la gendarmerie.
Autre bonne nouvelle : la Sarkozie sera désormais la première démocratie totalitaire ou la propagande des chaînes d’Etat sera elle aussi payante ! Chacun devra s’acquitter d’une redevance salée pour regarder ce que le Guide et les élites directement nommées par Sa Grandeur Eclairée auront à expliquer aux groupes dominants et aux exclus. On peut parier que les sanctions exclusives et inclusives seront largement mises en valeur dans un tel dispositif de communication sous contrôle.
A part ça, nous adressons un vibrant hommage au regretté ALBERT COSSERY, grand anarchiste de l’esprit, mort en toute discrétion cette semaine à Saint Germain des Près. On en conseille vivement la lecture à Carlita pendant sa grossesse, ça la fera grandir et mieux différencier sa gauche de sa droite…Le conseil amical vaut aussi pour sa camarade de Gauche, Ségolène !
NOTE : LES CHERCHEURS CITES DANS L’EXTRAIT N’ONT AUCUN LIEN DIRECT AVEC LE CONTENU DE CET ARTICLE QUI DEMEURE SOUS L’ENTIÈRE RESPONSABILITÉ DE SES AUTEURS.
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Collectif Rushes site miroir rushes.com
Image d’exclu volée au site militant :
http://www2c.ac-lille.fr/pneruda-wattrelos/idd0506/planete2/france.htm/


****Chercheurs cités dans le Rapport
Michel GRAWEZ (Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix, Namur - Département de Psychologie) Anne DE MUELENAERE (Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix) Jean Pierre BINAMÉ (Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix) France LIBION (Université Catholique de Louvain – RESO) Joëlle BERREWAERTS (Université Catholique de Louvain – RESO) Damien FAVRESSE (Université Libre de Bruxelles - PROMES) Jérôme JAMIN (Université de Liège - CEDEM) Christine BARRAS (Université de Mons-Hainaut – CERIS) »
Auteurs cités dans le Rapport :
*A. Touraine (1992), Critique de la modernité, Paris, Fayard.
**Ravaud J.-Fr., Stiker H.-J., (2000), « Les modèles de l’inclusion et de l’exclusion à l’épreuve du handicap, les processus sociaux fondamentaux d’exclusion repérables dans le traitement social du handicap », in Revue de Sciences Humaines et Sociales, n° 87, pp. 1-17.
J. Habermas, (1987), Théorie de l’agir communicationnel, Paris, Fayard, tomes 1 et 2.
J.-J. Rousseau, (1930), Discours sur l’inégalité, Paris, Editions du monde moderne.
A. Schopenhauer, (1840), Le fondement de la morale, Paris, Flammarion.
 

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RAPPEL : Ce que nous écriions le 18 MAI 2007 et les jours précédents...

VENDREDI NOIR A DJERBA.

    Voilà, c'est fait, les "ministres" de M. Sarkozy sont nommés. On peut parier que M. François Fillon, en capitaine soucieux d'éviter les conflits avec le Prince, saura pleinement mettre en valeur le spectacle du pseudo consensus créé avec la participation des "humanitaires" Bernard Kouchner et Arno Klarsfeld dans ce nouveau gouvernement de façade. Un trompe-l'oeil destiné à créer un effet d'annonce propice à préparer le passage du rouleau compresseur UMP aux législatives.

 

   Bernard Kouchner en a donc fini avec les sacs de riz et les galères du Kosovo, et son épouse journaliste Christine Ockrent, un temps menacée verbalement par Nicolas Sarkozy pour avoir fait son job avec équité, pourra continuer à célébrer les valeurs de l'Europe libérale sur les chaînes publiques. On ne peut aussi s'empêcher de songer au jeune et fringant Arno Klarsfeld en train de justifier en 2006 les refus de régularisation des sans papiers piégés par les préfectures à la manière des abonnés de "Tribune Juive" en 1943. Le beau guerrier de la paix est encore tout imprégné  de son passage comme officier de Tsahal, chargé du bon fonctionnement des check points et du respect des limites du Mur de la Honte de Jérusalem. Il faut l'avoir vu en uniforme, content de lui et ravi du devoir accompli, pour mesurer à quel point il est loin de l'esprit de ceux qui s'était dressés contre la barbarie nazie.

 

Le militant UMP Arno Klarsfeld en uniforme de Tsahal

L'homme est pressenti  pour la VIIIème circonscription de Paris en 2007, il pourra échanger des propos humanistes avec son collègue député Jean Louis Bruguière.

   C'est habile de la part de nos démagogues modernes d'avoir su récupérer les ambitions personnelles des petits fils de la Shoah acquis aux vertus du nationalisme et du capitalisme sauvage. Ce vendredi est noir car il dévoile les vrais visages de ceux qui ont prétendu durant des années être de "gauche"  au service des intérêts des plus faibles.  Allègre, Tapie, Gallo, Besson, Attali, tous se précipitent pour grappiller un peu de la manne, peu soucieux des déclarations du président qui, il y a quelques semaines à peine, lançait encore des appels de haine à Toulon en rappelant que la France n'était pas destinée à accueillir des égorgeurs de mouton en baignoire, où encore qu'il était temps de "liquider" l'héritage de 1968... Ils avaleraient des boas pour avoir encore le droit d'être encore à l'antenne, de participer aux garden parties et de publier des best sellers chez des éditeurs contrôlés par les marchands d'armes. Rien de neuf sous le ciel. En 1981, le Tonton de l' Elysée menait des opérations coup de poing à la Goutte d'Or à peine un mois après son élection ( Pierre Joxe). Il travaillait déjà le bon peuple de France dans le sens du poil. Nous avions élu un  ancien fasciste décoré de l'ordre de la Francisque, lavé de tout soupçon de collaboration en vertu des services rendus à la République en 1945 lors des révoltes de Sétif.  Pour mémoire, celles-ci avaient été organisées par d'anciens résistants et soldats maghrébins rentrés au bled et quelque peu irrités de retrouver l'ordre colonial intact. Des familles de "vrais Français" avaient alors été sauvagement assassinées.  Environ 200 victimes. Et la jeune Grenouille aux dents longues avait été personnellement chargée par le Général de Gaulle de faire le sale boulot. Une répression féroce, 30 000 morts chez les villageois de la montagne, bombardés par les canons longue portée de la flotte française, une boucherie de bougnoules  pour faire en sorte que M. François Mitterrand devienne un homme de gauche irréprochable...

   Alors on ne s'étonnera pas des retournements de veste des anciens courtisans de Tonton ralliés soudain aux valeurs néo-conservatrices du nouveau monarque de la Vème république. Celui-ci, ne l'oublions pas, gardera les pleins pouvoirs et la haute main sur la nomination des directeurs de cabinet. Nous ne lui jetterons pas la pierre, car pour qui a feuilleté Machiavel, c'est de bonne guerre, et vu l'engeance trouble qui faisande les antichambres, on peut le comprendre.

   Non, tout cela nous chagrine mais ne justifie pas le terme de "vendredi noir". En revanche, apprendre que la Pasionaria des pauvres est partie en vacances chez le très démocrate Ben Ali nous achève. Car  cela n'est pas anodin. Elle aurait pu choisir l'Islande, ou même le Maroc qui fait des efforts pour laisser un espace d'expression à la société civile, mais elle a préféré Djerba la douce, comme un crachat au visage de ceux qui croyaient encore à la cohérence des discours de gauche et à une certaine idée de la liberté. On espère qu'elle ira saluer les représentants locaux de la L.D.H. qui en bavent tous les jours des ronds de chapeau sous la houlette de leur  président "bien aimé" (sous peine d'amende ou de prison ferme).

Ségolène en vacances à Djerba 18/05/07

 

 

Quant au "MODEM" du très catholique François Bayrou, inutile de compter sur lui pour enrayer la vague populiste qui va continuer de déferler.  Chacun sait à quel point les modems sont fragiles et ont tendance à tomber en rade. Le parti de l'UMP est déjà annoncé grand vainqueur des législatives. Alors il va falloir se résigner une fois de plus à prêcher dans le désert puisque la vérité n'est pas faite pour les chiens. Nous continuerons donc de regarder "tomber les hommes" et a raconter comment les âmes, de compromis en compromissions, se vérolent sous les ors de la République. En espérant que ce ne soit pas l'annonce d'années plus sombres encore que ce jour de deuil symbolique.

E.P.U.

jamas sera vincido

 11 AVRIL 2007
TO BE OR NOT TO BE FOR SEGOLENE ? 

That's the question... Où sont passés les électrons libres ? Le Sous Capitaine  JOSE BOVE  ne les a même pas cités dans son dernier ouvrage. Ne pleurez pas companeros, c'est normal. Les électrons libres n'existent pas longtemps dans la nature. Ils finissent toujours par s'agglutiner autour d'un atome. Mais quel atome choisir ? Vu le danger National Sécuritaire que représente aujourd'hui M. Sarkozy et la conjoncture internationale plutôt tendue, il parait préférable en ce mi avril radieux d'éviter un risque de guerre civile en France en  votant"utile" pour les réformistes socio démocrates, fussent-ils à tendance "Sociale Nationale" .

En effet, ceux ci joueront naturellement LA CARTE CLINTON puisqu'ils sont proches des lobbies démocrates US.  La carte de BUSH Jr. est tellement grillée qu'il risque même de faire péter l'Iran pour sauver ses potes et les intérêts d'HALLIBURTON,  (en Iran précisément). En attendant ça saute déjà à Alger et à Casablanca et les services français sont unanimes à reconnaître que tous ces attentats servent les intérêts de M. BUSH Jr. (Emission "C'est dans l'air" France 5 le 11/04/07/ 18h30 M BONNEL spécialiste du renseignement.)

Les bureaux du Premier ministre Abdelaziz Belkhadem dans le centre de la capitale (Reuters)

Alger ciblé

On rappellera au passage que M Bush Jr, digne rejeton d'un ancien chef de la CIA devenu opportunément président est aussi le petit fils du célèbre Vanevaar BUSH. Ce valeureux grand-père Bush,  fut une des têtes pensantes du « projet Manhattan » qui conférera l’arme atomique aux États-Unis. Responsable scientifique de l'Opération  MAJESTIC pour le gouvernement dans les années 50 ( Voir Roswell), il a inventé, trois ans après cette obscure affaire,  le langage qui compose nos pages Web. Cet ancêtre, droit dans ses bottes, était aussi membre du Club de BILDERBERG et  tout comme son ami William Schockley l'inventeur du transistor, favorable au  KKK lyncheur de nègres  et aux thèses eugénistes d'Alexis Carrel et Goebbels. (Voir Google pour les détails)

D'ici à ce que toutes ces manoeuvres explosives par kamikazes maghrébins interposés servent aussi les intérêts de notre Eugéniste National,  (cet homme est convaincu que la dépression est génétique, et que la racaille se karchérise), il n'y pas loin. 

Il est d'ailleurs utile de se souvenir en ces jour tragiques ( attentats d'avertissement à Alger et au Maroc)  que M. Nicolas Sarkozy a rencontré M. BUSH Jr. en septembre 2006, ils  ont peut-être à cette historique  (et hystérique) occasion, causé terrorisme et élections...  M. Nicolas Sarkozy, qui voit loin et sait préparer un calendrier de charters, s'est aussi  récemment entretenu (le 06/10/2005), à l'invitation de son futur (?) homologue, le président Kadhafi,  des modalités pratiques de l'installation de gigantesques camps d'accueil de sans-papiers en Libye, ce aux frais de la Communauté Européenne ravie de voir un pays d'Afrique du Nord prêt à faire le sale boulot. Notre ami Nicolas n'oublie pas que la vente d'avions de guerre et la gestion rentable des flux migratoires sont les deux mamelles de la France, quitte à fricoter avec les bourreaux de l'Histoire.

Alors veillons au grain et votons pour la Pucelle comme si elle était sincère, intelligente, bien entourée, vraiment ouverte et prête à risquer son standing pour aider les plus démunis. Mme Pelosi et Mme Clinton, future présidente en 2008, sauront récompenser la France d'avoir osé jouer cette carte anticipative, à l'instar du finaud M Blair qui a su jouer double jeu dans l'affaire des marins otages et commence à lâcher publiquement son vieux complice texan aux abois , de M Prodi en Italie, que l'on a aidé à desserrer l'étreinte de la Mafia berlusconienne, ou de M. Zapatero en Espagne, sauvé grâce aux terribles attentats d'Atocha.  Les services financiers US prédisent même une embellie de 3% de PIB à la France si elle ose élire une socio démocrate comme présidente. C'est ce que les spécialistes de la Gouvernance mondiale appellent "l'aggiornamento européen". L'union sacrée de la bourgeoisie avé le "Peuple" ! E viva Bolivar ! Pas de conflits identitaires et sociaux en Europe SVP, ont fermement exigé les Démocrates de Washington à Bruxelles. 

Si la France rate le coche, les banlieues risquent fort de ressembler vite fait à Sarajevo 1995 , car l'Ordre National Sécuritaire triomphant et ses députés à 60 mois d'indemnités post mandat,  persisteront  en toute insouciance (c'est dans leur nature) à vouloir mettre le pays des Droits de l'Homme au pas de l'oie chinois, et inévitablement, ça pétera....

Nous ne sommes qu'une petite province de l'Empire de l'Ouest, ne l'oublions jamais !

Vraiment, Ségolène, t'as de la veine qu'on soit pas rancuniers, parce qu'une fois de plus, ta classe nous a pris en otages  !


Uncle Cash


 

mars 2007

MONSANTO ET L'EUROPE CONTRE JOSE BOVE

La guerre qu'a déclenché José Bové à Monsanto et à l'INRA prend des proportions inattendues. Le Conseil de l'Europe vient de valider (valiser?) la mise sur le marché du maïs Monsanto, en dépit du fait que la preuve est faite de sa toxicité mutagène sur les cellules de la souris. Les fonctionnaires français se sont vus intimer l'ordre de ne plus communiquer sur ce dossier explosif. Un documentaire (en français) très récent fait le point sur cette affaire d'empoisonnement potentiel collectif des populations. Un ami argentin le met à disposition des internautes avertis. Ce film ne sera jamais diffusé sur une chaine d'Etat...José Bové est jugé. S’il va en prison pour ses actions contre Monsanto et l’INRA, nous devons être clairement informé de l’état des recherches scientifiques officielles sur les dangers des OGM alimentaires. Le maïs Monsanto a démontré sa capacité à transformer les cellules rénales, sanguines et pancréatiques des souris qui en consomment. Ces lésions dégénératives ont l’apparence de celles du VIEILLISSEMENT PRECOCE. Les chercheurs français qui ont avalisé la mise sur le marché du produit ne peuvent se prononcer sur l’innocuité à long terme chez l’humain, ni même sur celle concernant la souris à cinq ans. Un risque que la France et la Commission Européenne avalisent. Un dossier chaud que suit, par ailleurs, la candidate Corinne Lepage qui s’exprime dans le documentaire proposé.

   Si vous voulez comprendre pourquoi José Bové et ses amis sont condamnés à de la prison ferme par une FRANCE HORS LA LOI nous vous conseillons vivement de consacrer une heure précieuse de votre temps de campagne à vous INFORMER sur lle fait que l’Etat français et le Conseil de l’Europe maintiennent SECRETES les études Monsanto sur la capacité des OGM à modifier les organes des animaux, en particulier de la souris, sur laquelle la plupart des produits que nous consommons sont habituellement testés.
Nous vous proposons de regarder d’urgence cette vidéo explosive sur les MUTATIONS ANIMALES LIEES AUX OGM

Ce n’est pas encore SOLEIL VERT mais ça y ressemble bigrement...
En effet, LE GOUVERNEMENT FRANCAIS SOUCIEUX DE L'INTERÊT DES INDUSTRIELS CONCERNES RECOMMANDE DESORMAIS A SES FONCTIONNAIRES ET A LA COMMISSION EUROPEENNE DE NE PLUS COMMUNIQUER AVEC LES JOURNALISTES SUR LE MAÏS MONSANTO .... ET NOUS DEVRIONS EN MANGER ?


RAPPEL : la cour européenne à condamné notre pays le 12 décembre 2006 à une amende de 38 millions d’Euros sans parler d’une astreinte quotidienne de près 360 000 euros pour dissémination volontaire d’OGM. Nous payons cette amende avec nos impôts tandis que les faucheurs citoyens sont poursuivis par une Justice hors-la-loi... Au Mexique à OAXACA, grave contamination du maïs par des variétés transgéniques. Les prix de la farine flambent... En Argentine, le bétail meurt après que les semis transgéniques ont déclenché une mutation des plantes sauvages envahissantes, qui nécessitent désormais de puissants herbicides qui à leur tour contaminent les élevages et l’eau...
Alors après avoir contemplé le désastre, vous comprendrez que vus les ennemis sans pitié auxquels il s’affronte ; José Bové est un authentique PRISONNIER POLITIQUE EN DANGER DE MORT. Comme nous tous, par intoxication lente au maïs Monsanto et au soja transgénique, en vente dans tous les bons supermarchés de France. Existe aussi sous forme de sauces, gâteaux, et toutes sortes de friandises particulièrement RESERVEES AUX PAUVRES nourris dans les hard discounts....Car les riches, comme chacun sait, mangent BIO, ils en ont les moyens et la traçabilité est à leur unique service....
Bon appétit
Vérifiez les étiquettes.
E.P.U. jamas sera vincido
rushes

P.-S. Ce documentaire exclusif de CANAL + n’est évidemment pas libre de droits. Le diffuseur anonyme de ce film s’occupe activement de ces détails en résidant à l’étranger....

1er février 2007

LA BUREAUCRATIE EST-ELLE SOLUBLE DANS L'AUTOGESTION ?

Résumé : La crise systémique du Capitalisme mondialisé est patente. Les think tanks s’affolent, la machine ne répond plus, aussi bien dans le domaine public, où les décisions du pouvoir s’enlisent dans les méandres administratifs et législatifs, que dans les compagnies privées, incapables d’opérer les mutations nécessaires aux nouvelles conditions planétaires. En Europe, des experts financiers très sérieux envisagent, pour le printemps 2007, un krach boursier mondial pire que celui de 1929. Juste après les élections françaises. Après Jacques Attali, au tour des énarques de pratiquer l’autocritique. Ils avouent, eux aussi, que ne rien ne va plus, que l’administration française est inefficace et pléthorique. Mais ce ne sont pas les fonctionnaires qui sont en cause. C’est l’ensemble des modes d’organisations centralisées et hiérarchisées qui doit être revu de toute urgence, aussi bien dans les entreprises que dans les écoles, les hôpitaux ou les ministères. Car l’arrivée massive de l’informatique dans nos sociétés a bouleversé la donne et rend désormais l’autogestion et l’autonomie possibles, en toute solidarité avec l’ensemble des peuples de la Terre.

  " «Qualité, efficacité! Efficacité, qualité!» Tel était le mot d'ordre du Parti communiste bulgare à la fin des années 70. Tel est aujourd'hui le problème majeur de l'administration française. «Redisons-le, c'est moins le poids financier global de la machine étatique qui est scandaleux, encore qu'il faille certainement le réduire, que son inefficacité par rapport aux objectifs que la nation lui fixe, son refus de se réformer et, brochant sur le tout, une arrogance que rien n'entame.» de la paralysie de Bercy à la dispersion de l'action de l'Etat au niveau local, des gaspillages du système de santé à la rigidité du modèle français en matière de sport... tout est à revoir."

Qui nous dit cela ? Un enragé zapatiste ? Non, il s'agit de Roger Fauroux, un énarque inquiet qui prend les devants dans son dernier ouvrage, "Notre Etat". un livre qui sent le brûlot, mais en particulier du fait qu'il s'agit de l'oeuvre collective de pompiers pyromanes, tous issu de la haute administration, dépassés par la catastrophe qu'il ont déclenchée en rendant la bureaucratie française non seulement pesante et dispendieuse, mais surtout totalement inefficace. Le code pénal tenait en un seul gros volume il y a trente ans. Aujourd'hui il en faut cinq et plus personne n'applique les lois.

Est-ce une maladie spécifiquement française que quelques hardis réformateurs décoincés pourraient guérir ? Aucunement ! Tony Blair a le même problème et Washington a fait la preuve de la même totale inefficacité lors du dernier grand ouragan de Louisiane. Quant aux Russes, aux Turcs aux Indiens ou  aux Chinois, il suffit de comparer les budgets qu'ils consacrent à leurs bureaucraties à ceux qu'ils consacrent au bien-être de leurs travailleurs ou même à celui de leurs militaires, pour comprendre qu'il vaut mieux être factotum de Ministère à Pékin que paysan famélique dans le Yunnan.

   Cette maladie bureaucratique gangrène le capitalisme depuis l'explosion des possibilités nouvelles de l'informatique qui rend possible le rêve kafkaïen de pouvoir tout classer, de contrôler, les données, les objets, les échanges, et les individus jusque dans le plus infime détail. L'Europe, passe ainsi des heures à se réunir pour mettre au point des centaines de nomenclatures complexes et des descriptions de variétés de petits pois et de yaourts, de puces électroniques et de bonbons chacun avec son code, et ses autorisations et limitations de circulation. Les cloportes cravatés de la F.D.A. font la même chose de l'autre côté de l'Atlantique. Cette volonté de contrôle absolu de la circulation mondiale des hommes et des marchandises n'a été rendue possible que par l'informatique. Celle-ci a généré un immense secteur d'activité,  faussement créateur d'emplois, car à chaque fois qu'une administration privée ou publique s'équipe, elle engage de nouveaux bureaucrates hiérarchisés, chef, sous-chef, adjudant chef de service et petites mains et stagiaires pour faire tourner les machines. Emplois factices qui ne créent pas de richesse mais la ponctionnent. C'est précisément cette rencontre entre les principes de la société hiérarchisée et  les capacités tentaculaires d'extension de la cybernétique qui rend la situation explosive. En effet, si vous allez faire un tour dans les grands laboratoires de recherche, vous entendrez  les chercheurs pester autant contre la lenteur de leur bureaucrates que contre l'incroyable temps perdu à remplir des formulaires et à réparer les environnements "Windows" en rade. Les jeunes post-doctorants sous payés passent désormais un tiers de leur temps à faire de jolis diaporamas pour présentation d'articles, et tenter de faire marcher Linux en allemand sur leur bécanes américaines de série. Les cultivateurs soumis aux formulaires européens ont le même problème. Désormais, certains vont jusqu’à refuser toutes les aides, car le temps et l’énergie nécessaire à les obtenir leur fait perdre tout intérêt financier réel. Entre les questionnaires, les classifications infinies, les multiples organismes à satisfaire, il y a de quoi provoquer un bug fatal. Car si les machines destinées à la recherche et l’industrie sont presque sans failles, il n’en va pas de même pour les ordinateurs de bureau qui tombent en panne comme n’importe quelle quincaillerie de supermarché. Le plus drôle de l’histoire, est que le problème de cette pléthore bureaucratique incontrôlable touche aussi MICROSOFT et INTEL, comme beaucoup d’autres mammouths hyper structurés. Et si les programmes de Microsoft sont aussi peu sûrs et si peu créatifs, c’est directement lié aux conditions ignobles de leur fabrication. Organigramme d’armée mexicaine, programmeurs et ingénieurs sous pression, ambiance de secte, avec la rentabilité et l’expansion comme seuls moteurs, tout était en place chez Bill Gates* pour que la géniale invention de Steve Job et Steve Wosniack (le Mac increvable des hippies), soit dévoyé en triste copie aussi peu fiable que possible. D’où l’intérêt des hotlines et autres services de dépannage, générateurs sans fin d’emplois tertiaires, qui viennent s’ajouter à ceux des banques, des communicants et des administrations.

 

Steve Job et Steve Wosniack, inventeurs du Mac en 1967

Virus, firewall, anti-virus, paranoïa du Web, blogs, conspirations et spams, fichiers croisés de l'administration, intrusions... La modernité consumériste informatisée est devenue un cauchemar Orwellien, caméras comprises puisque le lofting généralisé est en cours. Surveillance automatisée  des supermarchés, des rues, des boutiques, le tout géré par des presse-bouton qui ne produisent rien d'autre que leur propre aliénation sécuritaire.

La crise structurelle du Capitalisme est en partie liée à ce cancer galopant. Un secteur tertiaire improductif qui bloque l'innovation, qui pèse sur les agents de production, qui génère spontanément chaque jour de nouveaux intermédiaires  Exemple : si vous voulez importer des marchandises déjà certifiées Bio par un organisme international, à un petit  producteur situé hors CEE,  vous devrez payer de nouveau la même certification à l'organisme concerné pour avoir le droit de faire circuler votre produit en Europe. Double racket. La marchandise d'origine dûment répertoriée dispose déjà toutes les analyses nécessaires. Il suffira au "gratte-clavier" d'appuyer sur une touche et la nouvelle certification CEE est validée sans aucun frais pour l'administration. Le petit producteur a payé, l'importateur aussi. Au passage, il y aura eu bien sûr à régler en sus, les frais de douane, la TVA, et quelques autres broutilles qui iront nourrir tout un troupeau d'employés de bureaux de tous grades adjoint d'une clique de nervis destinées à leur protection.

   Cette sophistication des modes d’organisations technocratiques au service du libéralisme sauvage a atteint son seuil de rupture, au point de paralyser le politique et de bloquer tout évolution technologique non conforme au modèle existant, ce, alors qu’une mutation industrielle et sociologique globale s’annonce inévitable sous peine de catastrophe planétaire. Mais la machine emballée ne va s’arrêter de son plein gré. Trop d’intérêts sont en jeu. Les PDG qui dépècent leurs sociétés obtiennent des golden parachutes, tandis que les Trésoriers payeur généraux des Impôts gagnent plus qu’un Ministre. Il y a en France 330 000 employés du fisc contre 110 000 aux USA (pour une population trois fois supérieure à celle que gère Bercy).Cela crée des "emplois", tout aussi factices que ceux créés par l'administration pénitentiaire américaine. La logique de taxes développée par Nicolas Hulot dans ses propositions est du même acabit. Des taxes, des commissions, des organismes pour récupérer les taxes, et le tout repartira dans l'usine à gaz avec l'inefficacité constatée par les énarques eux-mêmes.

La vérité est qu'il y a un antagonisme profond entre les principes de la société hiérarchisée et les extraordinaires capacités d'autogestion et d'autonomie qu'offrent l'informatique et le Web. Même l'armée s'en est aperçue. Ses équipes d'élites computerisées et sur entraînées sont "autonomes et solidaires", leur efficacité est dix fois plus grande que celle des troupes de choc classiques. Le Centre d'Opération Stratégique et le GIGN n'ont plus à faire leurs preuves, leurs "dream teams" ne sont plus soumises aux corvées de chiottes. Un exercice que ne savent pas encore faire les civils, sauf peut-être encore, les marins, les mineurs, le sauveteurs, comme tous ceux dont la vie dépend du compagnon avec qui ils travaillent.

 L'Europe et les USA  ont généré des "appareils" gigantesques,  des commissions et des commissaires très onéreux (15 000 euros/mois) pour décider de tout, et de rien, en particulier au sujet de tout ce qu'ils ne peuvent pas faire, la quintessence de l'exercice étant de se réunir pour voter à propos de la pertinence du prochain vote. Lobbyistes, dirigeants de partis institutionnels, industriels, grands syndicalistes, hommes politiques et des media, ils ont leurs traducteurs, leurs appartements, leurs voitures de fonction, leurs secrétaires, leurs techniciens informatiques, leurs blogs. Ils "communiquent" avec l'aide de "communicants" et font tourner la machine à pognon en croyant qu'elle ne s'enrayera jamais. Ils sont des millions de part le monde, au service d'une poignée de tyrans et de grandes familles, où parfois simplement de fonds de pension anonymes,  et seront les premiers touchés en cas de grave dépression. C'est précisément ce que prévoit le le très sérieux Think Tank  - européen  GEAB : Global Europe Anticipation Bulletin dont les experts économiques sont pour le moins pessimistes dans leurs conseils aux investisseurs pour 2007.

  Il semblerait en effet que derrière les indices boursiers euphoriques se cachent en fait l'entrée en récession de l'économie US ! Un rideau de fumée tendus par les médias nous empêcherait simplement de le voir. Nous citons :

" Microsoft voit ses profits baisser de 28% (Market Watch), sur fond de retard de livraison de son nouveau système d'exploitation Vista, et promet, comme le reprennent en chœur tous les « conseillers » que ça n'est que partie remise ; alors qu'il ne correspond à aucune demande particulière des utilisateurs actuels de XP (que nous sommes presque tous) et que sa valeur ajoutée est jugée inexistante par des experts aussi sérieux que le CNET Mais sur ces « bons conseils », le cours remonte. (31/01/2007)

Ou encore :." Motorola (La Tribune) enregistre une chute de 48% de son bénéfice net au 4° trimestre 2006 (et de 20% sur toute l'année) mais la simple annonce, toujours soigneusement relayée, qu'il va supprimer 3.500 emplois en 2007, provoque une hausse du cours. Motorola connaît bien une hausse de ses ventes, mais visiblement l'insolvabilité croissante du consommateur US (GEAB N°9) et la concurrence asiatique et européenne obligent à vendre ses produits à perte. Là encore, contrairement au discours dominant, c'est bien le consommateur autant que la globalisation qui semble le talon d'Achille de l'économie US. (31/01/2007)

Alors que Ford enregistre son plus fort déficit en 103 ans d'histoire (MSNBC), près de 13 milliards USD, General Motors de son côté repousse, pour des raisons obscures, la publication de ses comptes à une date indéterminée (CNN Money).Mais tout cela n'a pas empêché de voir les actions de Ford et GM partir à la hausse la semaine dernière car médias financiers et banques d'affaires ont précisé que « demain ça irait mieux ».

Pour les analystes du GEAB, la conjoncture idéale pour qu'un krach boursier  de l'ampleur de celui de 1929 ait  lieu, se situe au printemps 2007.
En fait s'il s'agit bien d'une CRISE SYSTEMIQUE GLOBALE, c'est l'ensemble de l'organisation des sociétés et des administrations qui devra être revu. D'où la prise de position de M. René Fauroux qui, tout comme le pseudo expert Jacques Attali, s'applique à critiquer par avance tout ce que l'on reprochera demain à sa caste, et ce au niveau MONDIAL.

Bruxelles CEE : Des limousines et des bureaucrates

La bureaucratie est-elle soluble dans l'autogestion ? Ce sera le pari que devront tenir tous les partisans de l'Alter mondialisme, sous peine se se retrouver un jour dans la situation d'ATTAC ou encore celle de l'Autorité Palestinienne dévorées par les bureaucraties autant internes et qu'externes (ONU, Banque Mondiale; FMI, CNUSAID, UNESCO et autres équipes cossues en 4X4 blancs) tout comme par les dissensions et les guerres de clans qui s'ensuivent. La révolution tranquille de l'Altermondialisme sera transculturelle, autogérée et solidaire.  L'appel spontané à la candidature de José Bové en a été un exemple fulgurant.  Parti de 100 et parvenu à 35 000 en quelques semaines, sans pub ni affiches, ce phénomène de blog a  pris sa dimension politique dans le réel. José Bové s'engage dans la présidentielle. Son programme est une réponse au constat d'échec global du libéralisme que nous venons de développer.  Seule une authentique dynamique de l'ensemble de la société civile autour de ce projet pourra lui assurer un avenir. Aux ouvriers, aux paysans, aux intellectuels, aux "cadres" de proposer des solutions concrètes en partant de la critique de leur entreprise, de leurs administrations, ou de leurs syndicats.

Comment faire pour produire mieux, plus équitable, moins polluant, comment vivre en confiance avec l'autre, comment en finir avec le sécuritaire, le communautarisme, la technocratie aveugle et les organigrammes ubuesques, et surtout, comment faire pour que ceux à qui cet ordre du monde profite, renoncent à leurs modes de vies et leurs privilèges obsolètes ? Ce ne sera pas une mince affaire, mais tout pourrait se passer en douceur, car pour une fois nous sommes tous dans le même bateau. S'entendre pour sauver la planète du chaos, ce devait être possible. A moins que comme les dodos du dessin animé " L'age de Glace", tous ne se battent jusqu'au dernier pour sauver la dernière pastèque

En France, à nous de faire la preuve du contraire.

* Voir la rencontre Bill Gates/ José Bové/ 05/02/07

E.P.U   lire aussi la :                                                   

 DECLARATION DE CANDIDATURE

de José Bové
1 février 2007


La France n'a jamais été aussi inégalitaire.

Un grand patron gagne 300 fois ou plus qu'un smicard. Les plus riches désertent leur devoir fiscal quand 100 000 personnes dorment dans la rue. Les stocks-options récompensent les licenciements boursiers.

Il est temps de mettre fin à un système qui entraîne la grande majorité des salariés vers la précarité et l'insécurité sociale. Il est temps de décréter l'insurrection électorale contre le libéralisme économique.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes m'ont proposé d'être candidat à l'élection présidentielle. J'ai décidé d'accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l'extrême droite et de redonner l'espoir d'une alternative à gauche. J'ai décidé d'accepter, pour que continue le combat de rassemblement de toutes les forces de la gauche de la transformation sociale, solidaire, écologiste, antiraciste et féministe.
Nous ne nous résignons pas à la division actuelle de ces forces. Nous voulons être le trait d'union entre toutes celles et tous ceux qui veulent que la vie change vraiment.

Je ne suis pas le candidat d'un parti. Je ne suis pas un professionnel de la politique. Ma candidature est celle d'un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l'immigration qui aspirent à l'unité de cette gauche-là. Cette candidature est une candidature collective portée par de nombreuses voix.

 

 

J’appelle aujourd’hui les élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes anti-libéraux, à nous permettre, grâce à leurs parrainages, de participer à la campagne officielle.

***

 

Nous voulons être les porte-voix des sans-voix, de ces millions de citoyennes et de citoyens qui souffrent de la précarisation sociale et des discriminations. Nous voulons leur dire que l'abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l'élection de Nicolas Sarkozy.

Monsieur Sarkozy est un homme dangereux pour notre pays. Sous couvert de promesses multiples, son projet est d'aller encore plus loin dans la voie d'une logique économique qui favorise les plus forts et pénalise les plus faibles. Il est le candidat du MEDEF, du contrat précaire généralisé, du démantèlement progressif du code du travail et des services publics, de la suppression de fait de l'impôt sur les fortunes, de l'insulte contre les jeunes des quartiers, du mépris conter les agents des services publics. C'est l'homme de la dissolution de l'Etat social et de sa transformation en Etat policier et carcéral. Cet ami de Blair et de Bush nous prépare une République communautariste et atlantiste.

 

Nous voulons aussi défendre un projet et des solutions pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent que la vie change vraiment. Nous voulons dire qu’une alternative est possible à celles et ceux qui ne croient plus à la gauche traditionnelle, qui se sont insurgés en votant massivement « non » au projet de traité constitutionnel européen, en se révoltant dans les quartiers populaires, en rejetant le CPE.

 

Madame Royal incarne une gauche qui a renoncé. Face au social-libéralisme qui a conduit toute la gauche au désastre électoral en 2002, face au projet d’un parti socialiste autiste, qui manifeste un refus de rompre avec la logique économique libérale, nous voulons opposer une gauche de transformation sociale et démocratique, une gauche antiraciste, féministe et écologique. Une vraie gauche.

***

 

Notre projet est le fruit d’une expérience et d’une réflexion menées par les militants et les acteurs du changement social. Il résulte d’un travail collectif sans équivalent, qui a rassemblé toutes les composantes de la gauche antilibérale. Il n’est pas le résultat d’une approche technocratique qui vise à concilier les dures lois du profit avec un peu d’ordre juste.

Nous voulons que les citoyennes et les citoyens soient démocratiquement appelés à conduire et à contrôler  la transformation sociale. Notre programme est un outil à la disposition des électeurs et des électrices pour qu’ils se réapproprient l’exercice du pouvoir.

 

Premièrement, nous voulons l’élaboration d’un plan d’urgence sociale. La réduction massive du chômage et de la précarité est une priorité, ce qui suppose de développer des activités utiles, créatrices d’emplois, d’imposer une stricte réglementation des licenciements et d’instaurer un système de sécurisation professionnelle tout au long de la vie. La revalorisation des minima sociaux et des bas salaires doit être accompagnée d’une fiscalité fortement progressive pour les hauts revenus afin de limiter les inégalités indécentes de revenus. C’est l’exigence de nouvelles relations dans le travail et de nouveaux droits sociaux que nous voulons porter. C’est la nécessité de lutter contre la spéculation financière et de contrer la puissance de l’actionnariat.

 

Deuxièmement, nous voulons instaurer un nouveau modèle de développement. C’est à la redéfinition du type de croissance, de production, d’échange et de consommation qu’il faut s’atteler. Il faut s’attaquer à la toute-puissance des firmes transnationales et des marchés financiers, car leur soif de profit et leur mépris de l’humanité mettent la planète ne péril. La question du nucléaire comme celle des OGM doivent être soumises à un débat citoyen qu’il faut conduire et trancher démocratiquement, en toute transparence.

 

Troisièmement, nous voulons que les millions de personnes qui vivent dans les cités de banlieues, dans les quartiers populaires – quelles que soient leurs origines et leurs croyances – ne soient plus considérés comme des sous-citoyens dans ce pays qui est le leur. Ils ont droit à la justice, à l égalité et à la dignité. Il n’est pas acceptable que l’accès aux droits fondamentaux, à la santé, à l’éducation, à l’emploi, au logement, leur soit restreint, et que la seule réponse aux problèmes qu’ils rencontrent soit celle de la répression policière et sécuritaire qui aboutit souvent, en toute impunité, à des violences, voire des morts.

 

Quatrièmement, nous réaffirmons que tout être humain, parce que c’est un être humain, doit être reconnu dans son humanité. Nous refusons qu’on continue de priver un être humain de sa dignité en le privant de papiers.

 

Cinquièmement, la transformation démocratique et sociale exige d’en finir avec le régime de la V° République. C’est la démocratie toute entière qui doit être vivifiée. Nous voulons une nouvelle République laïque, ouverte sur la société telle qu’elle est, ouverte sur le monde, une démocratie politique, sociale et citoyenne, qui élargisse le socle des droits fondamentaux, à commencer par les droits sociaux.

 

Sixièmement, dès 2007, dans la cohérence avec le « non » du 29 mai 2005, nous entendons que la France propose la refondation de la construction européenne sur des bases démocratiques et sociales. Nous demandons la fin des traités existants et nous proposerons un nouveau texte fondateur. Nous n’accepterons pas que la nouvelle politique qui aurait été choisie par notre peuple soit interdite par les décisions européennes. La présidence française de l’Union, au second semestre 2008, est l’occasion de porter largement l’exigence d’un tel changement.

 

Septièmement, nous nous engageons à pratiquer l’équité pour les départements et territoires d’outre-mer et leur laisser le choix de l’autodétermination.

 

Huitièmement, nous voulons, avec tous les peuples qui souffrent, combattre et faire reculer les politiques de libéralisation qui favorisent la guerre économique, l’exacerbation des concurrences, les privatisations et les déréglementations. Nous mettrons fin à la capacité de nuisance des institutions (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Organisation Mondiale du Commerce) qui renforcent les inégalités et provoquent des souffrances à l’origine de guerres. Nous défendrons le droit à la souveraineté alimentaire et le libre accès pour tous aux bien communs de l’humanité, dont l’eau.

 

Enfin , parce que les femmes assument de multiples responsabilités, au travail, à la maison, vis à vis des enfants et des proches dépendants, parce qu’elles sont majoritaires parmi les chômeurs, les précaires et les bas salaires, nous voulons qu’elles soient les premières bénéficiaires de l’amélioration de nombreux services publics : de la priorité, accordée à un service public de la petite enfance, et des mesures contre le chômage et la précarité. L’objectif de l’égalité entre les femmes et les hommes doit être poursuivi dans toutes nos décisions. Il est grand temps d’en faire une réalité.

 

Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition de mettre fin au dogme économique libéral.

Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition d’assumer une véritable transformation sociale.

Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition que nous nous rassemblions, dans l’unité, pour faire avancer la gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire.

 

José Bové,

St Denis, 1 février 2007


E.P.U.

Au delà des grilles

Nous refusons la pénurie organisée !

Greniers pleins et ventres vides

Davos 2007 se réunit aujourd'hui. Nous confirmons notre refus de considérer ces "experts" comme représentatifs des intérêts de la planète.

Mardi 23 janvier 2007, par El Pueblo Unido

Abidjan 2006 L'armée française en renfort

Plus les greniers sont pleins, plus la faim ronge le monde. Les tenants du statu quo bourgeois ont appris à gérer la pénurie. Mieux, ils l’organisent. On sait bien que l’OCDE recommande 9% de chômage comme chiffre idéal pour maintenir les salariés en état de soumission. La précarité est le cauchemar de chacun, le dédale des aides sociales qui vont avec ne fait que renforcer le phénomène de quadrillage policier et d’exclusion. Une fois Rmiste, on rame pour en sortir, la case d’après, c’est la prison ou l’hôpital psy. Stigmates sociaux définitifs.
La pénurie organisée avec filet social est une stratégie réformiste visant à éviter les troubles et à maintenir en place une large classe bureaucratique du privé et du public, celle-ci permettant de générer un pan d’économie dite "sociale" garantissant un minimum de circulation des capitaux et permettant d’offrir aux medias le spectacle d’une certaine opulence de masse. Ce sont ces classes moyennes plutôt supérieures qui sont la cible privilégiée de la publicité. Elles achètent aveuglément les copies et les ersatz qu’on leur propose dans l’espoir de ressembler à la Jet Set, elle-même utilisée comme miroir aux alouettes pour une jeunesse avide de consommer Gucci, Chanel, Armani et autres fanfreluches, symboles en série du luxe occidental. Le succès mondial des sacs en plastique Vuitton en est un exemple frappant. Ces milliers d’agents de circulation de l’argent et des marchandises standardisées constituent partout un soutien indéfectible pour les pouvoirs en place, puisque fonctionnaires comme gratte-papiers du privé, ils sont les premiers à profiter des miettes que les vrais possédants leur concèdent.
Le spectacle de l'opulence

Rendre le travail rare, les produits authentiques hors de prix, les terrains inaccessibles, les logements hors d’atteinte, multiplier les conditionnements et le nursing social au point de les rendre inconscients, telles sont les tactiques élémentaires de l’ennemi marchand.
Davos, l'accueil habituel...
 

N’en déplaise aux paranoïaques, il n’y a PAS DE COMPLOT. Même si ces milliardaires se rencontrent à Davos, ils ne sont pas organisés autrement qu’en clans féroces.
Ce qui les rapproche, ce sont plutôt des vues élitistes qualifiées de "pragmatiques" et des codes partagés entre gens de bonne compagnie.

Des tribus de notables propres sur eux, prêts à laisser mourir de faim 300 000 personnes au Darfour pour permettre "à leurs homologues chinois" de terminer un oléoduc sur la côte soudanaise.
De braves bureaucrates américains qui auront dépensé aux dernières estimations, 300 milliards de dollars pour liquider 650 000 Irakiens en sus du million d’enfants morts pendant le blocus et des suites de la guerre Iran Irak.
Des Rumsfeld et des Sharon qui jouent aux plus malins avec la Shoah en attisant l’extrémisme en Israël, des grandes compagnies et des agences d’état qui vont jusqu’à instrumentaliser le terrorisme à l’insu des porteurs de bombes eux-mêmes, au risque de se retrouver de nouveau un jour dans une situation comme celle du 11 septembre.
Nous n’avons aucun respect pour ces castes et leurs experts imposteurs, pas plus que pour ces quelques poignées de familles multimilliardaires qui possèdent la moitié des richesses de la planète. Il est temps que les citoyens du monde dénoncent partout et dans toutes les langues, le scandale permanent de la PENURIE ORGANISEE. Il y a du travail pour tous si l’on utilise notre énergie à sauver ce qui peut encore l’être. Assurer une vie décente à tous est le moyen le plus sûr de diminuer la natalité et d’éviter que l’Homo sapiens à peine civilisé que nous sommes, ne se déshumanise encore un peu plus du fait d’une explosion démographique des pays pauvres, aussi dévastatrice qu’une guerre classique. Un autre programme que celui de M Pascal Sevran, l’ami eugéniste de M.Nicolas Sarkozy
Mais il semblerait que dans leurs bunkers idéologiques, nos joueurs de Go planétaire aient décidé de continuer la course folle... La Corée du Nord et l’Iran ouvrent les enchères à coups de missiles, Poutine jubile. Les USA se tâtent, l’Europe courbe l’échine... Après les JO de Pékin, qui vivra verra. En attendant les bureaucrates communistes chinois ont le vent en poupe, même s’ils sont les seconds pollueurs de la planète après Bush. Quand l’état-major socialiste français osera ouvrir ce débat, on pourra peut-être envisager de prendre au sérieux notre Segolenita* royale.

 

Mardi 16 janvier  2006

Un piège à déjouer

Dieudonné chez Bové ?

Le FN envoie un sous-marin chez Bové...

Les opportunistes et les agents de déstabilisation du FN commencent à s’intéresser à l’Appel National pour la candidature de José Bové. L’ancien humoriste Dieudonné présent à l’Appel de Valmy aux côtés de M. le Pen a tenté de s’inscrire sur la liste. Pour couper court aux rumeurs malsaines voici quelques rappels des faits récents qui montrent que M. Dieudonné a souvent confondu l’antisionisme avec l’antisémitisme dans sa version la plus haineuse. Ce qui en fait, à mes yeux, une recrue non recevable, à moins que la Grâce ne touche soudain l’intéressé...


 

La nouvelle politique "United Colors of Benetton" du FN

Si mes amis et moi refusons que notre signature puisse figurer à côté de celle proposée par M. Dieudonné, ce n’est certainement parce que nous sommes à la solde du Mossad, où parce que nous sommes adeptes des recettes eugénistes de M Pascal Sevran. La négritude et la culture africaine nous semblent porteuses d’espérance et nous reconnaissons pleinement tous les génocides historiques, aussi bien ceux du "continent noir" que ceux d’Amérique du sud, d’Europe, de Turquie, de Russie ou de Chine... Mais la confusion entretenue par les révisionnistes entre "sionisme" et "Juif," entre Hitler et Israël nous semble s’inscrire dans la stratégie mondiale du Choc des Civilisations développée par les éléments les plus réactionnaires de la planète, Bush et Sarkozy compris, sans oublier les Mollahs iraniens. Le récent congrès de Téhéran l’a clairement démontré. Quand M. Dieudonné en aura terminé avec ses problèmes identitaires, son ambition frustrée d’élu et son rapport trouble au père Le Pen, (accessoirement ancien expert de la Gégène avec le général Massu à la Villa Suzini d’Alger), qu’il nous écrive, et nous verrons s’il est utile de lui répondre dans le cadre de notre démarche unitaire et altermondialiste.
Rappel des faits récents :
Source : Libération (20 novembre 2006)
 

[...]Moulin de Valmy. Autour de Dieudonné, les passerelles vers le FN ne manquent pas. A commencer par Alain Soral, écrivain pamphlétaire qui s’est fait remarquer par ses prises de positions anticommunautaristes et antisionistes.
Il était du voyage au Liban. Alain Soral a été reçu à deux reprises par Le Pen lui-même. Il a même été l’inspirateur d’une partie du discours tenu par le Président du Front national au pied du moulin de Valmy le 20 septembre.
Marine Le Pen en a discuté « une demi-douzaine de fois avec lui. On a confronté nos idées et on est tombé d’accord sur la même ligne ». Une autre photo, toujours sur le site Allain Jules Meynié, montre Dieudonné, donnant l’accolade à Jean-Emile Néaumet, alias Nicolas Gauthier, journaliste au mensuel le Choc du mois, qui l’a interviewé pour le compte de ce magazine.
Dieudonné y déclarait entre autres
 : « Dorénavant, un antisémite est quelqu’un que le Crif (Conseil représentatif des institutions juives) n’aime pas » , se posant ainsi, lui aussi, en victime diabolisée. « Sa présence ne doit rien au hasard, croyez-le bien », affirme un cadre du parti d’extrême droite qui soupçonne, sourire aux lèvres, Le Pen lui-même, d’avoir négocié en direct cette visite avec Dieudonné.[...]
 

Source : Le Canard enchaîné (15 novembre 2006)

[...]Bleus, Blancs, Blacks et Juifs

L’"humoriste" Dieudonné ne s’est pas invité à la fête du Front National , samedi 11 novembre, comme des radios et télévisions l’ont dit et répété. Il y a bel et bien été invité. Cette bonne manière n’est que le dernier épisode d’un long processus de rapprochement entre Dieudonné et une partie de l’état-major du Front. Les premières lignes de ce sketch ont été écrites dès mars 2005, lorsque l’intéressé a apporté son soutien à Bruno Gollnisch, alors suspendu de son poste d’enseignant à l’universite Lyon-III pour avoir tenu des propos douteux sur l’existence des chambres à gaz*. Le comédien stigmatisait alors "ce lobby qui se croit tout permis". C’était une bonne base d’entente et bientôt il recontrait Gollnisch et Le Pen.
 

Les contacts officieux se sont poursuivis par la suite. Dieudonné est devenu un proche de Fahrid Smahi, ex-conseiller régional FN d’Ile de France. Et il s’est lié d’amitié avec un autre pilier de la Lepénie, l’écrivain et ancien militant communiste Alain Soral, qui a intégré la petite équipe chargée de préparer le programme du candidat du Front National. Le dernier parrain de Dieudonné dans ces mêmes eaux n’est autre que Frédéric Chatillon, ancien secrétaire général du GUD, une organisation étudiante d’extrême droite.
 

C’est au retour d’une expédition des "nationaux" au Liban, en août dernier, que Chatillon et Soral ont convaincu le directeur du cabinet du chef, Olivier Martinelli, de monter l’opération Dieudonné à la fête du Bourget.
C’est ainsi que Dieudonné a pu participer à la fiesta des Bleus-Blancs-Rouges, et visiter les stands au moment précis où Le Pen y effectuait sa tournée des popotes. Cette coïncidence a permis une rencontre devant des caméras qui donnait toutes les apparences de la spontanéité.
Dès le lendemain, sur LCI, l’"humoriste" affirmait d’ailleurs qu’il fallait "cesser de dire que cet homme là est le diable. Il y a une rumeur qui ne correspond pas à la vérité". Il est loin le temps où, en 1989, à Dreux, Dieudonné se présentait, au nom de l’antiracisme, contre Marie-France Stirbois.[...]


Pourquoi ajouter un commentaire ? M. Dieudonné pourra toujours prétendre qu’il s’agit d’une presse à la solde de la "ploutocratie" puisque le terme cher à Doriot et aux milices fascistes de 1936 redevient à la mode au FN. En attendant, qu’il réfléchisse bien au sort que les nazis réservaient à ceux qu’ils considéraient comme des "sous-hommes". Avec ses fréquentations douteuses, il pourrait lui arriver un jour la même chose si ses maîtres prenaient par malheur le pouvoir. A bon entendeur, salut.
Ramdane ISSAAD
Pour le Collectif E.P.U.

 

5 Janvier 2007

SEGOLENE ET CLEMENT EN VIREE
CHEZ LES MANDARINS

Un axe franco-chinois à  hauts risques.

  Du rififi pour Hu   POLITIQUE FICTION ?
 "Le parti communiste vient de perdre les premières           élections libres en Chine! Loin d'être une boutade, voyez comment la mondialisation viendra à bout du totalitarisme chinois.(texte en page d'accueil du site de propagande américaine " :AMERICAN DIPLOMACY

(voir sur réseau rushes) -->

    Celle qui croit " à l'Ordre Juste" et dit en général "JE" au lieu de "NOUS", a choisi de rejoindre notre actuel Ministre de la Justice (?)  M. Pascal CLEMENT* à Pékin. Ce dernier est en train de négocier un ACCORD D'EXTRADITION mutuel avec les bureaucrates de la Cité Interdite, au grand dam de la Ligue des Droits de l'Homme qui ne croit pas une seconde aux déclarations de bonnes intentions des deux parties**. En effet, il est difficile d'accorder foi au promesses des mandarins maoïstes reconvertis dans le business en tous genres, y compris celui d'organes prélevés sur des condamnés à mort. Ségolène ROYAL a cru bon s'inviter aux réjouissances afin, selon France Info, de "conforter son image de femme politique à l'envergure internationale".  Son autoritarisme naturel et son solide bon sens de girl scout  seront certainement charmés par les spécialistes du canard laqué à l'étouffée qui ont découvert les vertus revigorantes des camps de resocialisation militarisés bien la candidate préférée des Français. Il est intéressant de noter qu'aux États-Unis, le visage du changement est celui de Nancy PELOSI***, élue démocrate de San Francisco. Pour les actuels dirigeants chinois, c'est tout sauf une bonne nouvelle.

  À Pékin, Mme PELOSI est surtout connue pour avoir déployé, en 1991, sur la place Tiananmen, une banderole à la mémoire de ceux « qui ont péri pour la démocratie ». L'Administration Bush s'est bien gardée  depuis cinq ans de heurter de front les intérêts de la Chine. Farouchement anticommuniste Mme PELOSI désormais n° 3 du pouvoir fédéral, préfigure un changement de cap à 180°. Les bureaucrates de Hu Jintao savent  qu'elle n'incarne pas un cas à part et que la nouvelle conjoncture mondiale est fortement en leur défaveur. En effet, la Chine envoie deux fois plus de soufre dans l'atmosphère et elle rattrapera les États-Unis dès 2009 pour les émissions de dioxyde de carbone. Le miracle économique chinois se mue en cauchemar écologique pour la planète. Et l'Empire Communiste a beau tenter de briser l'étranglement militaire américain du détroit de Formose en créant des oléoducs au sud Soudan, l'avenir demeure très sombre pour les dirigeants de Pékin confrontés à une Amérique qui a désormais assez de contrôle sur la planète et sur le prix du pétrole pour signer bientôt le protocole de Kyoto et passer à l'avant garde de la "révolution du troisième millénaire". Si elle est élue, Mme Ségolène ROYAL sera confrontée à la question stratégique de l'axe franco-chinois, équivalent peu reluisant de l'axe germano-russe établi sur les cadavres Tchétchènes afin que les Allemands les plus favorisés puissent rouler et se chauffer comme ils l'ont toujours fait. Les citoyens français seront donc conviés à s'intéresser  encore un peu plus au modèle social chinois, à la culture chinoise, au rallye Paris Moscou Pékin, et surtout à "l'évolution de la démocratie en Chine".   Car les mandarins de l'antique empire de Chine ont toujours été maîtres au jeu des apparences et il y a fort à parier que de spectaculaires "élections libres" seront bientôt "perdues" par le parti des apparatchiks. Le nouveau Congrès américain inquiète le Parti communiste chinois,****en particulier les leaders de la bureaucratie historique, ceux là mêmes qui se sont depuis belle lurette reconvertis avec bonheur dans le juteux trafic d'esclaves fournis avec usine clé en main. Si les USA décident d'étrangler notre nouveau grand allié, ce qu'ils ne manqueront pas de faire en réévaluant le yuan et en renforçant le contrôle du détroit de Formose, quitte à provoquer une crise internationale pour la bonne cause du "sauvetage écologique de la planète", le gouvernement français aura du souci à se faire pour récupérer ses créances et son matériel stratégique.

E.P.U.  jamas sera vincido...

*voir article du "Figaro" en lien  (site gouvernemental officieux)

** PETITION SEGOLENE  EN LIGNE A SIGNER URGENT

***voir article en lien

****voir article en lien

NDLR: Ségolène a déclaré : : "Il se passe des choses en Chine !" et surtout, une perle, entendue sur France Info le 06/01/07 à16h :" Monter sur la muraille de Chine c’est un" test de BRAVITUDE !!!" propos authentique et vérifiable/.
On lui rappellera que le terme "bravoure" est là pour pallier à son problème. On sent à cette capacité inventive que sa "gauchitude" peut vite virer à la gaucherie.. Hillary a du se marrer en entendant la nouvelle. Les USA sont très attentifs à ce qui se passe à Pékin. /Bien entendu, l’anticommunisme "humaniste "de Mme Pelosi n’est que de façade, même si elle doit être persuadée du contraire, car elle changera d’attitude si la conjoncture géopolitique le demande et n’hésitera pas à "avaliser" la
démocratisation chinoise annoncée.
La confusion des termes est bien le reflet de celle de la "Gauche" qui porte le boulet de 70 ans de bureaucratie communiste russe et chinoise et en garde les traces, aussi bien dans les comportements que dans le discours encore tout imprégné de la parole du Père.
Marx ou Freud, peu importe, l’essentiel est de s’en affranchir après les avoir bien digérés, car certaines grilles d’analyse marxistes gardent toute leur pertinence, tout autant que celles de Machiavel ou Clausewitz. Qu’on ne se méprenne surtout pas sur les termes employés dans l’article. Nous ne sommes pas anticommunistes. Nous sommes autonomes et solidaires, nuance.

Le Pouvoir est une patate chaude à partager.
Avis proposé par Audy Matthenhauss
Strasbourg. Membre du collectif rushes / EPU.

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Mercredi 20 décembre 2006

JOSÉ BOVÉ  ZAPATISTE ?

 

   Certainement guéri à jamais des certitudes trotskistes  et de la bureaucratie en général,  parfaitement informé des nouvelles formes de luttes spectaculaires et non-violentes, en lien aussi bien avec les éco-féministes de Calcutta qu'avec les frères mexicains d'OAXACA, on ne soupçonnera pas une seconde José Bové de porter en lui le germe d'un "bolivarisme à la française". Son intransigeance de fond obligerait au moins nos politiques et candidats locaux à se positionner clairement sur les rapports Nord Sud en priorité sur la future politique de l'Europe en matière de pillage du Tiers Monde, ainsi que sur l'empoisonnement programmé et la stérilisation de la planète par les grands trusts. C'est peut-être aussi l'une des raisons pour laquelle les juges français l'ont férocement fait incarcérer comme un vulgaire poseur de bombe, et  assommé d'amendes salées tout comme le journaliste Denis Robert dans l'affaire Clearstream.

Note : les appels à la candidature de José Bové ont été refusés par les sites BELLACIO et INDYMEDIA...

Pour en savoir plus : cliquez ici

 

 

    José Bové et les collectifs unitaires seraient en mesure, de par leurs arguments et leurs dossiers, d'amener les électeurs et par là même, le PS, et le PC à s'engager dans une voie beaucoup moins Sociale Nationale, où l'écologie et la politique ne seraient plus séparées, mais véritablement liées dans un programme concernant aussi bien les modes de production que leur effets sur la planète et sur le quotidien des citoyens du monde. Alors José, si tu ne te présentes pas aux élections, prend au moins la parole pour nous et fait SCANDALE, les media seront obligé de t'ouvrir l'antenne !

EN HOMMAGE A CEUX D'OAXACA.

El Pueblo Unido

   

Lundi 18 décembre 2006

BOLIVAR OU ZAPATA ?


Le Mouvement social mondial se cherche des modèles. En France, la tendance Sociale Nationale jacobine magnifiquement représentée par la camarade Ségolène Royal, et son pendant populiste de droite, le petit Nicolas, occupent le terrain de l'imaginaire collectif comme étant la seule alternative réaliste à la crise structurelle que traverse aujourd'hui l'ancienne Gaule confrontée aux faillites du capitalisme spectaculaire global. Le cas n'est pas isolé. L'OMC est à deux doigts de voler en éclat, les nationalismes remontent partout à la surface pour défendre leur part de marché et les "peuples" semblent de plus en plus vouloir prendre les choses en main pour résister aux dominations des grandes compagnies. La "démocratie participative" en Europe n'est que le pâle ersatz de ce qui se passe déjà à large échelle en Amérique du Sud où le Bolivarisme, le Zapatisme, et le socialisme de Lula semblent bien se porter. Mais quel rapport avec la France et ses 200 milliards de dette, ses infrastructures vieillissantes, sa bureaucratie répressive, son chômage endémique, ses cadres et industriels qui fuient l'impôt et délocalisent, ses politiques de l'emploi coûteuses et inefficaces ? Le rapport est celui qui existe entre des pays en voie de développement et un pays en voie de sous développement, une France de 2006 qui s'enfonce, confrontée à une masse éduquée et soudain paupérisée qui fait la jonction avec les plus pauvres. Ces couches défavorisées se retrouvent le plus souvent dans le discours d'une autre gauche, dite "anti libérale", mais celle-ci cherche encore son credo et ce flou idéologique conjugué à l'habituelle guerre des clans, conforte les rangs de l'extrême droite populiste qui recrute à tour de bras en surfant sur l'insécurité sociale et le racisme décomplexé des français. Le Bolivarisme vénézuélien, tout comme le Péronisme argentin, cristallisent les aspirations collectives sur une figure charismatique providentielle. Lorsque Mme Ségolène Royal annonce dans Riposte *" qu'un rapport de 1 à 400 dans l'échelle des salaires constitue un appel à la VIOLENCE ! et qu'elle veillera à ce que ça change !", on sursaute à l'écouter et l'on comprend quel forme autoritariste pourrait prendre le "bolivarisme à la française". Un grand sursaut Social National Gaulois avec à sa tête une Jeanne d'Arc aux yeux froids et à l'âme bien trempée pour transporter les troupes, ce d'autant mieux qu'avec le soutien actif de M. Julien Dray, Trotskiste idéal en Ministre de l'Intérieur, et de Mme Buffet, Communiste aux Affaires Sociales, on voit mal comment les tendances zapatistes autogestionnaires et altermondialistes de l'extrême gauche française pourraient prendre le pas sur ce mouvement de fond, social et jacobin, {{parfaitement en phase avec le retour aux affaires des démocrates américains}}. Ceux-ci laisseront une chance aux socio démocrates français dans le cadre de leur politique pragmatique et tacticienne en faveur d'un "monde multipolaire" et l'on pourra espérer une embellie sur les prix du pétrole. A moins que Bush et ses amis aux abois ne parviennent à déclencher en 2007 un conflit militaire avec l'Iran**, tout semble donc joué d'avance dans le meilleur des mondes et la société hiérarchisée à la française a encore de beaux jours devant elle, même si elle doit en passer par une douloureuse crise de croissance. Quant à ceux qui s'obstineraient à vouloir bousculer l'Histoire à coups d'émeutes pour obtenir TOUT TOUT DE SUITE, ils découvriront encore une fois à leurs frais que la politique des marchands ne s'affronte pas à coups de cocktails Molotov, mais tout autant dans les urnes que dans les têtes. Fonctionnaires, encore un effort pour être révolutionnaires !
Peter Landless
Londres.
** VOIR ARTICLE  "TENSIONS A WASHINGTON" (Rapport BAKER)
*La camarade Ségolène ROYAL dans Ripostes 17/12/06

Peter Landless

Londres.

** VOIR ARTICLE TENSIONS A WASHINGTON (Rapport BAKER)

*La camarade Ségolène ROYAL dans Ripostes 17/12/06

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La commune Libre d'OAXACA est tombée mais le mouvement de masse a répondu présent à l'action spectaculaire des Zapatistes. Flavio Soza devant les caméras a montré que le verbe frappe mieux que l'AK47.

Le Manifeste fondateur de l'INTERNATIONALE SITUATIONNISTE méritait d'être relu è cette occasion historique, téléchargez-le, c'est léger...(un doc Word).  3pages exceptionnellement lucides de 1960 qui n'ont pas pris une ride !

Lundi 11 décembre 2006

LE MALHEUR DES BLANCS

"Il n'y a qu'une quantité de larmes au monde, il n'y a que la répartition qui change. " a écrit un soir de cafard  le grand Samuel Beckett (Le vrai, le grand Résistant, celui de Godot).  Même,  si comme le disent nos frères d'Afrique, " les Blancs pensent trop ", il faut bien en convenir, le malheur des noirs, des blancs et des tribus du monde entier, vient avant tout de l'incommensurable bêtise de l'espèce humaine qui commence à peine à prendre la mesure du rôle de jardinier qu'elle avait à jouer. De Al Gore à Attali, de Ségolène à Hulot, les prédicateurs  déboulent avec leurs recettes de bon sens et leur catastrophisme ébahi. "Le Capitalisme s'est planté, désolé maintenant il y a urgence à aménager le grand jardin..." D'un côté les riches en zones écolo protégées, de l'autre, les matières premières avec les gens qui vivent dessus, promis à toutes les misères du fait de la montée implacable du pouvoir des grandes Compagnies, des Assurances et de la Mafia. L'écologie d'urgence va donc nous faire son show mais la REVOLUTION GLOBALE est encore loin. C'est l'ensemble des procès de production, leur mode et leur finalité que nous devons repenser... On ne luttera pas contre le processus sans s'attaquer aux multinationales qui le génèrent.  Nous ne sommes pas certain que M Hollande y songe vraiment avec ses amis et sa tendre épouse, cependant que des millions de citoyens du monde travaillent déjà ensemble à ce gigantesque chantier.

C'est tout un mode de vie à revoir. Le jetable et le durable, l'utile et l'inutile, l'art et l'argent, le politique et l'écologique. Tout un programme que José Bové connaît bien. Ségolène et ses amis le connaissent aussi, tout autant que Chirac, Voynet, et même l'outre bretonne du FN qui se verrait bien en leader vert brun pour protéger les "Françaises et les Français de la pollution étrangère". Mais le luxe et le confort bourgeois alliés aux nouvelles technologies constituent  une redoutable bulle douillette dans laquelle s'oublient les esprits les plus brillants qui perdent alors, comme toutes les élites bourgeoises, le contact avec le réel. Le luxe est une drogue dure. Les ors de la République tout comme les organigrammes pléthoriques des grandes sociétés  (voir le scandale EADS) sont la marque de la sophistication stérile et passéiste de nos sociétés productivistes nées du scientisme du XXème siècle. L'ordre pyramidal de type fascisant de celles-ci n'a abouti qu'aux catastrophes que l'on connaît aussi bien sur le plan économique qu'écologique, tandis que la confiscation des richesses par quelques milliers de familles qui jouent au Monopoly avec la planète n'a fait qu'aggraver la situation. L'Europe et la France en particulier, ont à présent un grave problème sur les bras. Leurs institutions noyautées par les lobbies ne sont pas en mesure de lutter contre les pollueurs de grande envergure, pas plus qu'elles ne sauraient proposer de réelles solutions au "chômage" endémique. Seul un véritable projet global de développement et d'innovations respectueuses de l'environnement, accompagné d'une simplification drastique des procédures bureaucratiques, pourrait permettre d'envisager une embellie. Dans ce domaine, la Gauche alternative peut apporter des réponses et un élan qu'aucun parti institutionnel n'est en mesure de générer. La bureaucratie sera-t-elle soluble dans l'autogestion ? C'est toute la question moderne du rapport au travail, au pouvoir, à la politique, aux services publics, qui est en jeu. Jusqu'à quel point faut-il organiser et réglementer les choses ? Quel espace de liberté doit être inaliénable ?  l'Etat doit-il intervenir dans le nursing social ?  Des questions fondamentales pour l'avenir. La société civile porteuse des réponses pourra déborder utilement l'attentisme des appareils (autrement que dans la rue) si on lui laisse l'occasion de désigner des représentants en qui elle se reconnaît. Nous ne souhaitons que le meilleur pour ce pays de Cocagne où les biens sont si mal partagés, et qui n'envisage pas d'autres énergies que celle du nucléaire ou de pétrole. Et nous voulons que ces propositions soient entendues. par le plus grand nombre.  Le jour où M. et Mme le(la) Président(e) n'auront plus besoin de voiture blindée pour circuler dans les banlieues soudain devenues des ruches à start-up, alors on commencera peut-être à entrevoir le bout du tunnel. D'après l'économiste philosophe Jacques ATTALI, ce ne sera pas avant 2027. D'ici là, bon caviar à tous ceux qui veulent continuer "comme avant". Quant à nous,  saltimbanques de l'instant,  nous ne vivons que pour demain.....

E.P.U.

 PUBLIEZ VOS TEXTES ! La Chronique des Enragés est ouverte à tous.

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4 décembre 2006

ROUGE BRUN, LA COULEUR TENDANCE ?

« Nous refusons tout gendarme du monde » ; « c’est la division internationale du travail et l’application du modèle uniforme de développement industriel agricole intensif ou monocultural, qui a déstructuré les sociétés africaines ou orientales, créé et avivé les pressions migratoires. » ; « la recherche du moindre coût et de la productivité entraîne les délocalisations. » ; « l’environnement et ses équilibres sont également victimes d’un développement économique indifférent. » etc., etc.

Ces citations ne sont pas extraites d’un tract d’Attac ou d’une association de solidarité avec le Sud ; elles sont puisées au programme du Front national et donnent la mesure de l’OPA lancée dans les dernières années sur les thématiques du mouvement altermondialiste.

Quand le F.N ecrit :  «  les dirigeants français ont honte de la France » et que  partout dans le monde, ils cèdent le terrain à « la ploutocratie marchande anglo-saxonne. » on commence à y voir plus clair.

En effet, de temps à autre, le Front ne résiste pas au plaisir de reprendre les termes de l’extrême droite des années Trente ; et l’utilisation du  mot Ploutocratie est, à cet égard,  parfaitement révélatrice de cette résurgence idéologique. En effet,  à l’époque de la montée des totalitarismes nazis et fascistes, l’usage de ce terme était très vite suivi de diatribes contre la « juiverie et maçonnerie cosmopolite », « l’alliance obscène des communistes de Moscou et des banquiers de Wall street ».

Que l’Extrême droite française use de ce type de vocabulaire réducteur et connoté au racisme, quoi de plus naturel ? C’est conforme à son histoire. Mais que de jeunes mouvements anarchistes ou libertaires reprennent ces mêmes termes sans même avoir conscience de la JONCTION IDEOLOGIQUE qu’ils opèrent est infiniment plus grave.

En voici un exemple frappant sur les affiches ci-dessous qui circulent en ce moment sur le web.

On peut notamment y lire que la « Puissance de la France n’a jamais protégé les Français… » Le mot PLOUTOCRATIE étant ici clairement associé à une photo de la Chambre des députés. Ces jeunes gens, a priori de bonne foi réclament d’urgence une VIème République. Nous remarquerons qu’ils ne parlent pas au nom du peuple, ou des pauvres, mais bel et bien des « Français »…

Sont-ils  conscients qu’ils ne font là qu’exprimer une tendance lourde, celle de la montée de l’idéologie ROUGE BRUNE à travers toute l’Europe et la Russie ?  Nous en doutons, car  leur ignorance est aussi grande que leur colère et ce ne sont pas les leçons d’histoire qui leur feront changer d’avis. Nous sommes convaincus  qu'une page de Mein Kampf peut être lue devant une assemblée de ces nouveaux "révolutionnaires"  bobos ou prolos et que tous applaudiront sans rien remarquer d'anormal. Il suffira  de choisir un passage de style néo-marxiste, parlant de la "ploutocratie" et de la confiscation des biens du peuple pour faire illusion et se faire applaudir...

 

 

La puissance de la France n'a jamais protégé les Français ?

Les mots piégés ne manquent pas et les professionnels de la communication issus de l’Extrême droite sont plus habiles qu’on ne le pense pour faire passer leurs idées aux sinistres présages. L’ex comique DIEUDONNE s’y est déjà laissé prendre. Car la frustration engendre la haine, et  l’injustice et la morgue des nantis ont fait germer cette pourriture mentale qui transparaissait déjà si bien dans les films de Fritz Lang, en particulier dans « M le Maudit »...Est-ce une raison pour glisser dans l’abjection ? Certainement pas. Et nous tenons à rappeler à tous ceux qui seraient tentés d’adhérer à ces « mouvements anti-ploutocrates » qu’une VIème République ne s’obtiendra pas dans un remake sanglant des émeutes de février 1934. Alors, jeune révoltés, avant de lancer des slogans et des mots, n’oubliez pas de vérifier leur origine et leur véritable signification  pour éviter de vous retrouver un jour en chemise brune en croyant encore  agiter le drapeau noir.

A bon entendeur salut !

E.P.U.

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25 novembre 2006

RWANDA OU RUANDA ?

Une mise au point nécessaire :

   La mise en examen et le mandat d’arrêt international lancé par le juge Jean-Louis Bruguière contre neuf proches de M. Paul Kagame actuel président du Rwanda, et la désignation de ce dernier par la « Justice » française comme étant le donneur d’ordre dans l’attentat contre le président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994, vient d’aboutir à une  rupture des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda.

Cet attentat qui a été le signal déclencheur du dernier grand  génocide du XXème siècle, a déjà été largement commenté dans le rapport 1271 de l’Assemblée Nationale, dit «Rapport Paul Quiles», commandité à chaud après le génocide pour tenter de faire la lumière sur ce que nous ne pourrons jamais considérer comme un « détail de l’Histoire », à savoir, un million de personnes liquidées à la machette en moins de trois mois sous l’œil « impuissant » des Nations Unies.

On y apprend ainsi de source sûre, preuves à l’appui,  que des milliers de machettes anglaises d’excellentes qualité avaient été livrées à Kigali quelques temps avant les massacres, que la gendarmerie ruandaise, proche des génocidaires, était entraînée par nos braves gendarmes d'élite, parmi lesquels figurait l’inévitable Paul Barril, puisque celui-ci était présent au moment des faits et assurait encore la « sécurité rapprochée » du président Habyarimana quelques jours avant l’attentat. On sait aussi que l’Opération Turquoise était prévue avant tout pour assurer la retraite des génocidaires vers la région des Grands Lacs, retraite durant laquelle l’armée française a assisté à des massacres et même, selon certains témoins de l’armée canadienne, favorisé ceux-ci. Quand au missile Sol Air de fabrication russe qui a abattu l’avion, des numéros qui indiquaient un transit certain par Djibouti ont bizarrement été modifiés en cours d’enquête, si bien que les futurs juges du T.P.I. qui seraient éventuellement en charge du procès ne pourront plus prouver grand-chose.

L’habileté de la manœuvre du juge Jean-Louis Bruguière. n’échappe à personne. A la guerre, la meilleure défense demeure souvent l’attaque. De plus en plus de documents étayés attestent de la connivence étroite qui existait entre les autorités françaises et les groupes génocidaires, l’un de ces documentaires "Kigali, des images contre un massacre"  diffusé  en novembre 2006 sur la chaîne ARTE va jusqu’à nous montrer comment  France 2 a eu le culot de nous faire passer en 1995 une foule de Hutus assassins pour des Tutsis acclamant l’armée française libératrice.  On est ici en face d’une opération de désinformation digne d’un Goebbels maquillant Oradour sur Glane en camp de vacances. C’est pourquoi, malgré l’immense capacité de nuisance dont semble disposer le juge Jean-Louis Bruguière nous tenons a rappeler que la vérité ne sortira pas de l’écran de fumée qui est actuellement dressé par ses services aux ordres de Matignon. M. Noël MAMERE nous a signalé par écrit (sur papier en-tête de l’Assemblée Nationale/copie disponible sur demande) qu’il avait à cœur de suivre cette affaire et que de nombreux députés de l’opposition tenaient à jour ce dossier brûlant où le rapport 1271 n’apparaît être qu’un préambule à ce qui pourrait bien être une accusation en bonne et due forme de complicité de génocide du gouvernement français. Nous comptons aujourd’hui sur leur protection de principe, et surtout, nous ne voulons à aucun prix que la diversion tactique des services spéciaux français puisse servir à cacher ce qui se passe actuellement au DARFOUR.  Car le scénario est le même là-bas.

   Au Ruanda, qui s’écrit maintenant Rwanda, il y avait du coltane  enfoui sous les vertes collines à thé. Le coltane, un minerai aussi stratégique que cet uranium maudit qui est abondant juste à côté, dans l’ex Zaïre. Les USA en avaient un urgent besoin pour leur téléphonie mobile, la France aussi.  La France et les Etats-Unis se livrent depuis 15 ans une guerre sans merci dans cette région, maudite  des Grands Lacs. Il le font, comme toujours, par peuples interposés. M. Paul Kagamé qui s’exprime désormais en anglais a été formé à West Point ainsi que tous les cadres du FPR Tutsi. En face, l’Elysée formait ses Interhamwes tandis que les marchands d’armes internationaux s’occupaient des machettes. Radio Mille Collines, animée par un fasciste belge, a appelé les Hutus au meurtre pendant des mois sans que l’ONU daigne brouiller ses fréquences (soi-disant pour un problème technique). Tout était prêt. Alors qu’importe qui a lancé l’allumette !  Nos impôts directs et indirects, tous comme ceux des citoyens américains, ont servi à organiser les conditions d’un génocide scientifiquement conçu. A chaque TVA, chaque baguette de pain, chaque litre d’essence, nous avons cotisé pour que nos élus organisent ce crime contre l’humanité. Et ça continue de plus belle !

   Au Darfour, il suffit de savoir que nos nouveaux amis Chinois se sont installé un oléoduc hautement stratégique dans la zone sud Soudan pour comprendre pourquoi la France, présente sur la frontière, n’est pas vraiment en phase avec Washington et le gouvernement soudanais. Prises en étau, les populations de la région  en meurent aussi sûrement qu’à coups de machettes, mais c’est un peu plus lent. Déjà 300 000 victimes. Le « french doctor » Jean-Christophe RUFFIN s’en alarme, comme bien d’autres humanitaires, mais le problème ne se réglera pas tant que notre justice antiterroriste n’aura pas retrouvé l’impartialité qui doit être la sienne, au moins sur le plan des affaires de génocides. Nous osons espérer que les socio démocrates qui semblent bien partis pour emporter le pouvoir en 2007, oseront franchir le pas afin d’incarner dans ce domaine une véritable politique de rupture. A défaut, l’Histoire jugera les complices et les donneurs d’ordre plus durement encore que les exécutants. Pour ceux qui chercheraient à en savoir plus : rapport 1271. Disponible sur commande à la Documentation Française. Extraits en site.

E.P.U.

El Pueblo Unido jamas sera vincido_

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20 Novembre 2006

LE FATALISME HILARANT  DE  M. JACQUES ATTALI

    Fin novembre, pinçant les lèvres, peut-être à l’évocation d’une Béatrice barbare en train de lui faire sauvagement regretter son savoir, Jacques Attali s’exprime dans la lucarne d’une chaîne hertzienne française. Il est d’un chic très post-moderne, vêtu d’une chemise sans col de moine bouddhiste et d’une veste discrète de grand couturier, il nous raconte l’Apocalypse qui nous attend, un thème très tendance. C’est celui de son dernier ouvrage que nous ne citerons pas puisqu’il a déjà bien assez de la publicité gratuite qu’on lui fait ici. L’éminence grise qui a lu Debord et se prend de plus en plus pour Kissinger, alors qu’il est avant tout un excellent récupérateur d’idées, ose venir nous avouer en face qu’avec son ami le milliardaire Soros, ils se sont trompés depuis le début : non, le marché mondialisé ne libérera pas les peuples de la misère, et pire encore, les erreurs technologiques du capitalisme risquent de plonger bientôt la planète dans le chaos. Car bien sûr, M Jacques Attali a lu les rapports qui sous tendent le film d’Al Gore. Mais notre Cassandre va plus loin. Selon son Excellence, rien ne pourra arrêter la progression du marché qui va peu à peu  dissoudre les Etats qui ne seront plus que des symboles kitsch. Si elle entend ça, la grande M.A.M. va avoir des démangeaisons sous les épaulettes.

 Le fataliste Jacques est certain d’une chose : LES COMPAGNIES D’ASSURANCES ET LES MAFIAS VONT GOUVERNER LE MONDE ! « On ne peut rien faire contre… », ajoute l’expert patenté d’un air effondré. Il annonce froidement que ces rapaces ont déjà noyauté le système. Il a raison sur ce point. C’est particulièrement éclatant dans le cas de la récupération du principe du micro crédit de M. Mohamed YUNUS nobélisé comme par hasard cette année. Le groupe AXA, l’OPUS DEI, et bien d’autres s’activent déjà depuis un bail à faire en sorte que les pauvres en état de produire puissent bénéficier d’une carte de crédit et d’une assurance qui les ligotent définitivement au marché. Les personnes faméliques vivant en dessous de 200 Kcal/j, ne pourront pas bénéficier de ce système, mais comme nous le déclarait à titre privé un haut responsable de la CNUSAID à Genève : « Quand une branche est malade, il faut savoir la couper pour sauver l’arbre » L’argument était qu’il faut en finir avec l’aide classique au développement, quitte à sacrifier des pans de populations. Il faut dire, à sa décharge, que ce fonctionnaire suisse allemand trouvait par ailleurs que M.Fujimori ne méritait pas la réputation d’escroc qu’on lui  a fait au Pérou.

   Un monde impitoyable que celui de la haute finance. Les taux de rentabilité du micro crédit pour le prêteur sont de l’ordre de 14% l’an ce qui est comparable aux meilleures rentes pétrolières. Les prêts aux pauvres sont à 30% l’an mais c’est gentil comparé à ce que prend la mafia, nous précisait encore notre suisse allemand ébloui par sa générosité. Les comptables de la misère sont très fiers de pouvoir proposer aux actionnaires des pays riches des portefeuilles « ETHIQUES » à un taux pareil. De plus, comme le soulignent aimablement nos Shadocks en costume gris : «  Il est rare que 300 000 petites entreprises de micro crédit fassent faillite en même temps, alors qu’avec le pétrole ou l’informatique vous pouvez tout perdre du jour au lendemain. » Un clip  vous explique que la pauvreté constitue un immense gisement de richesse exploitable, le micro crédit garantissant l’irrigation financière des territoires les plus éloignés et les plus démunis. Comme ça, le Sahel pourra nourrir Neuilly…

   Pour en revenir à notre ami Attali, son petit doigt lui souffle qu’il va y avoir nécessairement une réponse explosive des peuples dépossédés, car il reconnaît lui-même que les principes darwiniens des Grandes Compagnies vont encore augmenter l’exclusion et les inégalités. Bref, un vrai Moyen Age technologique, avec des Barbarella et des Béatrices toutes moulées de cuir brut venant envahir brusquement les greens pour poser avec les Barbus des bombes bactériologiques. Peut-être dans dix ans, peut être vers 2050… «  L’horreur ! », jubilait l’artiste en se pourléchant les babines. Ensuite seulement viendrait l’Age d’Or, grâce à « l’altruisme intéressé ». Un nouveau concept né du grand cerveau qui nous explique ainsi qu’un jour, les riches en auront marre d’emmener leurs enfants à l’école en voiture blindée, de payer des rançons à tout bout de champ et d’attendre avec angoisse le prochain ouragan  Curieusement, notre homme retrouvait le sourire, l’émission se terminait, et oublieux de ses frasques à la BERD, léger comme un hédoniste sur les tapis persans de son avion privé, le grand  cocu du Capital d’ajouter avec âme et componction : «  J’espère que mon livre contribuera à éviter que cela ne survienne un jour… ».  Un pur moment d’émotion, car lorsque le clown blanc se transforme en Gugusse qui s’ignore, c’est décidément, irrésistible. Malheureusement, l’amnésie consumériste étant chronique, peu de gens peuvent encore apprécier cette forme d’humour radical. Il faut avoir en mémoire les pitreries successives et les pratiques princières de nos pantins du PAF pour en goûter tout le sel.  En tout cas, il faut qu’ils sachent qu’à tout moment, on les observe avec beaucoup de miséricorde et que leur panique nous met franchement du baume au cœur.

E.P.U.

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 12 novembre 2006

AL GORE ET LE JOUR D'APRES

Il y a quelques semaines, M. Thierry Breton, Ministre des Finances, beuglait à l’Assemblée devant un parterre de députés français incrédules : «  Messieurs, quand viendra LE JOUR D’APRES, vous serez confrontés à vos responsabilités ! ». Par trois fois il a répété cette curieuse incantation (voir la retransmission des débats). Il menaçait par là, les réfractaires à la fusion GDF/SUEZ destinée selon ses dires, à créer  un géant européen de l’énergie capable de rivaliser avec le russe Gazprom. Mais à quel « Jour d’après » faisait donc allusion ce petit commis des Grands ? A celui évoqué par Al Gore dans son document de campagne. Ce refroidissement soudain de l’Europe du nord congelée du jour au lendemain par un blizzard à -30 et confrontée aux défaillances de transformateurs surchargés. La panne s’est déjà produite le 4 novembre 2006, et pour beaucoup moins que cela, privant des millions de foyers d’électricité pendant quelques heures, telle un petit rappel de vaccin. Les 270 députés UMP et la majorité des députés de l’opposition qui avaient assisté aux débats et à la projection du documentaire d’Al Gore ont dû, pour une fois, se sentir conjointement solidaires de la planète. Une curieuse sensation d’abolition des privilèges.  A quoi bon vivre dans un hôtel particulier si l’on y crève de froid comme dans un squatt ?   Mais nous pouvons supposer qu’aussitôt le courant revenu, ces confortables bourgeois ont bien vite oublié cette pénible expérience pour reprendre leurs habitudes cossues et leurs certitudes élitistes.

La prise de conscience de l’universalisme humain ne date pas d'hier mais sa réfutation est permanente dans les esprits. Sa dénégation plus ou moins avouée et parfois inconsciente fait partie de l'attirail de hommes de pouvoir pour faire perdurer l'état des choses. ( Entre-nous, ces « métèques », ne pensent pas comme nous, n’est-ce pas  ? Tout le monde ne peut pas accéder à la démocratie…Par exemple en Chine et en Afrique, et même chez nous…etc. )

  Un statu quo féroce qui fige les relations sociales en relations de caste depuis des millénaires, et ce malgré les révolutions et les guerres. Quelles que soient les époques, on retrouve les mêmes César, Napoléon, Bush et autres Saddam Hussein férus de Machiavel et de Clausewitz; Pour conserver le pouvoir, il faut diviser et renforcer les identités religieuses, corporatistes, ethniques, tout est bon à prendre quand on mène une guerre implacable contre cette certitude qui ne cesse de hanter les masses asservies, celle d'appartenir à un genre humain unique. Un genre en devenir qui doit encore INVENTER un moyen d'échapper à l'infernale dialectique du Maître et de l'Esclave. Conseils Ouvriers, Trade Unions, Communards, Anarchistes et Communistes ont tous partagé ce rêve.

Depuis les années 30 on a découvert que Kafka avait aussi son mot à dire dans l'affaire. La BUREAUCRATIE, forme de parasitisme social par excellence, a dévoré les espérances universalistes des plus endurcis. Elle génère ses propres pouvoirs et réinstaure en permanence l'ordre ancien en confisquant aux peuples le contrôle de leurs outils de production au nom d’impératifs d’organisation et de rentabilité. De Pékin à Moscou, de Washington à Bruxelles, y compris dans les pays du Tiers Monde, on la retrouve, omniprésente et vorace, au service des potentats et des lobbies. La révolution informatique, aussitôt récupérée par les grandes compagnies, a servi à renforcer ce parasitisme à tous les niveaux des sociétés modernes, créant une classe moyenne artificielle, non productive et toute dévouée aux politiciens successifs qui exercent leur Gouvernances au service des grandes fortunes de la planète. Désormais on parle de "l'Administration américaine" comme d'une entité tangible et cohérente. Et c'est malheureusement le cas. Car ces millions de bureaucrates, de petits clercs et de mandarins, croient sincèrement aux valeurs défendues par leurs gourous. Pour les Princes de l’Histoire, le racisme, l'antisémitisme, l'ostracisme religieux, n'ont toujours été que de sanglantes opérations de diversion. Hitler n'aurait jamais pris le pouvoir si Staline n'avait pas existé, le Rwanda n'aurait pas connu  de génocide si le coltane et l'uranium n'étaient pas soudain devenu des matériaux stratégiques... (le coltane sert en l’occurrence à fabriquer les téléphones portables)

Ces opérations de grande envergure, dont l'un des modèles classique est le pogrom ( bien utile pour annuler ses dettes d'aristocrate du Tzar quand on a un prêteur juif),  sont toujours destinées à justifier des actions touchant aux intérêts nationaux et privés des véritables tenants du pouvoir. Aujourd'hui, les princes du XXIème siècle vivent cachés. La jet Set clinquante est leur paravent. Dans les clubs de Davos, de Bildenberg et d'ailleurs, les questions pétrolières, les programmes du développement futur sont débattus entre milliardaires et scientifiques de bonne compagnie, certains de pouvoir s'adapter aux catastrophes qu'ils ont déclenchées. Bunkerisés, portés par leur certitude d'appartenir à l'élite intellectuelle mondiale, ces minorités puissantes se bardent d'experts (bureaucrates spécialisés) et s'attachent à prendre une longueur d'avance sur les évènements. Al Gore l'a compris depuis 2000 : si la haute finance ne génère pas sa propre révolution culturelle, ce seront les peuples qui la feront. Tony Blair vient de lui emboîter le pas et il y a fort à parier que le thème de l’Ecologie sera désormais un point fort de la campagne socialiste en France. Une course de vitesse est engagée avec les masses de plus en plus conscientes du problème ( Voir le scandale des déchets d'Abidjan). Le coût du réchauffement planétaire va donc devenir le credo post moderne de Wall Street, et compte tenu de la complicité idéologique des réformistes et de l'imbécillité de la plupart des mouvements dits"révolutionnaires" fidèles à la vieille idée de "Progrès", l’ordre ancien perdurera de plus belle, avec des zones idéalement pures et propres pour les riches, et des poubelles et des camps pour les pauvres qui régleront la facture de la gabegie du XXème siecle. A moins que la Nature n'ait le dernier mot et ne nous condamne tous à régresser dans la barbarie pour nous punir de notre bêtise collective...

El Pueblo Unido

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5 Novembre 2006

 Nous refusons la pénurie organisée !(version originale)

    Plus les greniers sont pleins, plus  la faim ronge le monde. Les tenants du statu quo bourgeois ont appris à gérer la pénurie. Mieux ils l'organisent. On sait bien que l'OCDE recommande 9% de chômage comme chiffre idéal pour maintenir les salariés en état de soumission. La précarité est le cauchemar de chacun, le dédale des aides sociales qui vont avec ne fait que renforcer le phénomène de quadrillage policier et d'exclusion. Une fois Rmiste, on rame pour en sortir, la case d'après, c'est la prison ou l'hôpital  psy. Stigmates sociaux définitifs.
   La pénurie organisée avec filet social est une stratégie réformiste visant à éviter les troubles et à maintenir en place une large classe bureaucratique, celle-ci permettant de générer un pan d'économie dite "sociale" garantissant un minimum de circulation des capitaux et permettant d'offrir aux medias le spectacle d’une certaine l'opulence de masse. Ce sont ces classes moyennes supérieures qui sont la cible privilégiée de la publicité. Elles achètent aveuglément les copies et les erstaz qu'on leur propose dans l'espoir de ressembler à la Jet Set, elle-même utilisée comme miroir aux alouettes pour une jeunesse avide de consommer. Gucci, Vuitton et autres fanfreluches symboles en série du luxe occidental. Ces milliers d'agents de circulation de l'argent et des marchandises standardisées constituent partout un soutien indéfectible pour les pouvoirs en place, puisque fonctionnaires comme grattes papier du privé, ils sont les premiers à profiter des miettes que les vrais possédants leur concèdent.
    Rendre le travail rare, les produits authentiques hors de prix, les terrains inaccessibles, les logements hors d'atteinte, multiplier les conditionnements et le nursing social au point de les rendre inconscients, telle sont les tactiques élémentaires de l'ennemi marchand.
   N'en déplaise aux paranoïaques, il n'y a  PAS DE COMPLOT. Même si ces milliardaires se rencontrent à Davos, ils ne sont pas organisés autrement qu'en clans féroces. Ce qui les rapproche, ce sont plutôt des vues élitistes qualifiées de "pragmatiques" et des codes partagés entre gens de bonne compagnie, prêts à laisser mourir de faim 300 000 personnes au Darfour pour permettre "à leurs homologues chinois" de terminer un oléoduc sur la côte soudanaise, à liquider 650 000 Irakiens en sus du million d'enfants morts pendant le blocus et des suites de la guerre Iran Irak, de jouer au plus malin avec la Shoah en attisant l'extrémisme en Israël,  d'instrumentaliser même le terrorisme au risque de se retrouver de nouveau un jour dans une situation comme celle du 11 septembre.
  Nous n’avons aucun respect pour ces castes et leurs experts imposteurs, pas plus que pour ces
quelques poignées de familles multi milliardaires qui possèdent la moitié des richesses de la planète. Il est temps que les citoyens du monde dénoncent partout et dans toutes les langues, le scandale permanent de la PENURIE ORGANISEE. Il y a du travail pour tous si l’on utilise notre énergie à sauver ce qui peut encore l’être. Assurer une vie décente à tous est le moyen le plus sur de diminuer la natalité et d’éviter que l’Homo sapiens à peine civilisé que nous sommes, ne se déshumanise encore un peu plus du fait d’une explosion démographique des pays pauvres, aussi dévastatrice qu’une guerre classique. Un autre programme que celui de M Pascal Sevran, l’ami eugéniste de M. Sarkozy
  Mais il semblerait que dans leur bunkers idéologiques, nos joueurs de Go planétaire aient décidé de continuer la course folle... La Corée du Nord et l'Iran ouvrent les enchères à coups de missiles, Poutine jubile. Les USA se tâtent, l’Europe courbe l’échine... Après les JO de Pékin, qui vivra verra. En attendant les bureaucrates communistes chinois ont le vent en poupe, même s’ils sont les seconds pollueurs de la planète après Bush. Quand l’état-major socialiste français osera ouvrir ce débat, on pourra peut-être envisager de prendre au sérieux notre Ségolenita royale.
E.P.U.

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15  Octobre 2006

Encore un effort, Ségolenita !
 

L'automne  2006 commence comme l'année dernière, avec Ségolène devant pour préparer ses "camps pour sauvageons" et en face, son affreux double en gnome prêt à tout karcheriser pour acquérir enfin le Pouvoir qui lui manque tant. Les cocus de l'Histoire ne sont pas toujours ceux auxquels on pense, et certains jours on se surprend à songer avec émotion aux sacrifices inutiles des révoltés de tous temps. De Spartacus à la Commune, de Barcelone aux Sans Terre du Brésil, ils auraient été en somme, piétinés, fusillés et torturés pour rien puisque une politicienne française de gauche, amie personnelle d'Isabelle Allende,  ose encore en 2006 arguer de la solidité du modèle militaire pour rééduquer les masses populaires désocialisées. Nous avions envisagé que le nursing global de l'Etat irait croissant. C'est chose faite. Ne plus fumer, ne plus boire, ne plus errer, ne plus clamer ses humeurs, chercher du boulot et s'écraser devant l'autorité. De vrais citoyens à la chinoise, docilement soumis au  marché dans une cité cocon quadrillée de sbires et de caméras. Voilà donc le programme. A ce tarif, on comprend mieux pourquoi Antonin ARTAUD préférait encore retourner dormir à l'asile. c'était un visionnaire. Quant à notre cher Gainsbarre, on le verra peut-être un jour dans un clip retouché à la palette avec une pâquerette aux lèvres en guise de Gitane, histoire de tenir compagnie au pauvre Lucky Luke depuis longtemps javellisé. Devant un tel constat et compte tenu de son profil et de ses déclarations intempestives, Mme la future présidente devrait d'urgence entamer une sérieuse introspection sur ses imprégnations familiales et sociétales avant de se risquer à définir  le Bien de tous. On lui souhaite de relire ses classiques, de Sénèque à Molière, en n'oubliant surtout pas Villon et Rabelais, ça lui rappellera qu'une ville sans bureaux de tabacs et sans putes, a pour les poètes l'odeur rance de la mort.

POUR UNE GAUCHE LIBERTAIRE ET ALTERMONDIALISTE

E.P.U.

SHENGEN, FORTERESSE PRISON

Octobre 2005

L’Europe est devenue une grande  prison. Les caciques progressistes, démocrates en cravate et leurs cousins archéo-communistes n’ont pas vu venir  le piège. Depuis trente ans qu’ils entonnaient le credo sécuritaire de la Droite pour contrer les tentations fascistes des masses, ils ont enfin obtenu ce qu’ils cherchaient : une Europe aussi quadrillée et fermée que l’était l’Allemagne nazie en 33, si ce n’est qu’aujourd’hui, l’informatisation des sociétés décuple l’efficacité du contrôle. Ces démocrates à vue courte  rêvaient de classes moyennes consommatrices et pacifiées, de gentils citoyens polis et productifs. « Comme en Suède ou au Danemark » ainsi que se plaisait à  le répéter  François Mitterrand. Nous y sommes, et désormais, les citoyens d’Europe sont libres de regarder tranquillement à la télé les affamés du Sud se précipiter pour mourir sur des murailles d’acier payées avec les impôts de Bruxelles,. les chips et les cacahouètes restant à la charge du voyeur.
Une Europe bordée à l’Est par une Hongrie qui pratique le nettoyage  ethnique en douceur (500 000 russophones priés de dégager, sans oublier les Tziganes…) et accorde une pension de guerre aux anciens officiers SS. Une Europe chrétienne, dominée par l’influence de l’Opus Dei au Vatican,, où même  en France, pays laïque, les horaires de la SNCF proposent désormais un crucifix comme logo pour signaler les dimanches.
Un espace clos où l’usager devient client et le client, consommateur. Et plus profondément encore  : l’état de consommateur sécurisé étant comme chacun sait, le destin ultime de l’homo-économicus, celui-ci voit peu à peu sa sphère intime se réduire, cela au nom de l’efficacité et de la transparence. Croisements des fichiers, puces électroniques tous azimuts, GPS et bracelets magnétiques, les faits parlent d’eux-mêmes. Les pédophiles ne sont qu’un banc d’essai, le processus ne fait que commencer. Aliénés ou corrompus, les médecins, les psychologues et les éducateurs prêtent main-forte aux formatages de  Big Brother. La santé a un prix,  nos dérèglements et nos passions sont anti-productifs : on ne fume plus, on ne boit plus, la débauche est réservée aux Princes, en bas, on travaille, ou on cherche un emploi, il n’y a pas d’autre alternative existentielle. Septembre 2005 les premiers Lycées d’Intégration militaires font leur apparition, organisés par l’armée avec le concours de l’Education Nationale Française. Modèle chinois ou danois  ? Ce nursing actif de l’Etat, représentant local de la Dictature Marchande, rappelle étrangement les cauchemars staliniens, les programmes du National Socialisme et ceux pratiqués aujourd’hui par Pékin.
Pouvoir fort, et ultra libéralisme sont la recette infaillible des nouveaux Maîtres du monde.  Social National, National Social, Théocratique, Monarchique ou tribal, peu leur importe le moule identitaire dans lequel se coulent les individus pourvu que celui-ci ne soit ni nomade ni subversif sur le fond. On peut tout dire sauf que le roi est nu !
              Fausse subversion par excellence, le terrorisme islamiste, restera longtemps  pain béni pour les tenants du « lofting » global de nos sociétés. Depuis le 11 septembre, on a vu qu’il constitue le repoussoir idéal et l’excuse parfaite pour verrouiller les pensées et les comportements. Caméras urbaines, délation rémunérée, réseau Echelon, contrôle des échanges et des contenus, écoutes téléphoniques généralisées, reprise en main des media, harcèlements administratifs, juridictions d’exceptions, tout est en place, dans l’espace Shengen, comme aux USA.
              Il n’y aura pas eu besoin de  nouveau Führer ou de coup d’état à la Pinochet pour instaurer le totalitarisme marchand en Europe, la faillite conceptuelle de la Gauche européenne, le lobbying et la technologie auront suffi. Mais le travail allant en se raréfiant et le concentration de la richesse allant en augmentant, il y a fort à parier que les tensions sociales ne pourront que s’aggraver au fur et à mesure de la dégradation de la planète et de l’explosion démographique associée. Les enfants des rues de Rio et de Mexico sont déjà liquidés comme des moutons par la police. Alors,  les pauvres, les marginaux, les nomades, les affamés du Sud, tous les ressortissants des minorités deviendront les nouveaux Juifs de l’Histoire, proposés  à la vindicte populaire, par ceux-là mêmes qui génèrent la pénurie afin de maintenir leurs privilèges obsolètes.
     Verra-t-on alors  renaître une nouvelle fraternité dans la Résistance ?
               E.P.U.

 

03/05/2005/ NON A L'EUROPE DES FAUX-CULS
Que la droite soit pour la constitution Giscard, on s'en doutait un peu. Quant à la soi-disant gauche institutionnelle, c'est une autre paire de manche. On se souvient par exemple de l'empressement de M. Lionel JOSPIN à moderniser la gendarmerie et les moyens de contrôle des citoyens à la veille de son éviction cinglante des présidentielles. Ce genre de veulerie sociale démocrate n'est pas nouveau, mais il y a des détails sordides qui aujourd'hui, nous confiment dans notre rejet d'une clique embourgeoisée adepte d'une Europe ultra-libérale où tout est déjà organisé pour soumettre les plus pauvres aux lois du marché. L'amendement GUIGOU sur les donations en est un exemple frappant. Voté en catimini à la fin du règne navrant de la taupe trotskite sus-citée qui ose revenir nous conjurer de voter oui, cet amendement prévoit avec un cynisme incroyable que le donateur qui aura demandé "L'AIDE SOCIALE DANS LE MOIS PRECEDANT LA DONATION OU DANS LES DIX ANS QUI SUIVRONT" pourra voir la donation annulée par la Préfecture ou les instances compétentes, afin de récupérer les sommes allouées. On imagine bien que cela ne concerne en aucun cas les riches qui échappent ainsi à l'impôt comme nous l'ont démontré Michelin et consorts, mais les plus démunis en pâtiront certainement. En effet, chacun s'accorde à reconnaître que le pouvoir d'achat des français s'est effondré en vingt ans, et les quinquagénaires dispensés de recherche d'emploi pour cause d'obsolescence auraient pu être tentés de transmettre leur petit patrimoine à leurs enfants avant de risquer la saisie et l'adjudication. La belle Guigou pas folle y aura songé avant d'aller se prélasser aux bains. Ainsi, un papy en fin de droits ne pourra prétendre à aucune aide pendant dix ans s'il espère transmettre le fruit de son travail à sa descendance. Il devra éviter les "maisons médicalisées" à 1500 euros/mois et surtout s'interdire tout recours aux services sociaux qui ont désormais pour devoir d'informer les autorités des cas relevant de leur compétence. D'une certaine manière cela pourra aider à résoudre la crise de l'immobilier. Un quadrillage social-démocrate au service de l'ultra-libéralisme, voilà un modèle pour Poutine et la Chine, à moins que ce ne soit l'inverse, et que séduit par la compétitivité des systèmes à parti unique, la France ne continue de plus belle à bafouer les libertés au nom de la rentabilité. Alors si nous votons NON, c'est aussi pour renvoyer les clowns à leur cirque et enfin prendre en main le destin de l'Europe que nous voulons, une Europe plus juste, plus libre, où la protection sociale ne sera plus détournée au service des milliers de ronds de cuir qui en vivent, pour la plupart à la botte de cette bande de faux-culs humanistes avide de pouvoir, ces socialistes bobos qui se fichent de notre poire depuis bien trop longtemps. Qu'on se le dise, c'est vraiment une chance à saisir... El Pueblo Unido

05/04/04  LETTRE OUVERTE A LA POPULATION
PAR LE COLLECTIF NATIONAL UNITAIRE

 Cette société là, on n'en veut pas !

 Nous, professionnels du social, de santé, de l'éducation et de la justice, animateurs, étudiants, formateurs en travail social et enseignants... nous
 nous mobilisons contre le projet de loi dit « prévention de la délinquance ». L'ensemble de la population est concerné ! Pourquoi ?
 Ce projet de loi participe à la construction d'une société basée sur l' exclusion, le contrôle et la répression. Le texte contraint entre autre,
ces professionnels à signaler aux maires « toutes personnes présentant des difficultés sociales, éducatives ou matérielles ». Il oblige donc à rendre publiques
des informations confidentielles reçues dans un cadre professionnel fondé sur une relation de confiance.
Les personnes dénoncées pourraient être :
-Un enfant s'absente souvent de l'école. Nous devons le dénoncer au maire et les parents seront convoqués afin de suivre un stage de parentalité et devront payer une amende de 750 euros. Est-ce la solution ?
-  Une personne perdant son travail
-  Une personne malade
-  Une personne se trouvant en situation de séparation
-  Une famille ayant des difficultés financières
-  Un élève en situation d'échec scolaire *
Ces situations font-elles de nous des coupables ?
 Notre société est de plus en plus ulta libérale. Les richesses ne profitent qu'aux riches. La protection sociale (sécurité sociale, assedic, CAF,
 retraite, santé) basé sur la solidarité et le partage, est mise à mal. En conséquence, un grand nombre de personnes basculent dans la pauvreté et l' exclusion.
Le projet fait de chacun d'entre nous un délinquant potentiel.  Nous ne pouvons pas laisser passer un tel projet de loi aussi liberticide et anti démocratique, bafouant tout le travail éducatif et de prévention. Nos  professions sont fondées sur une relation de confiance sans jugement dans laquelle l'individu n'est pas suspecté mais au contraire respecté.   Résistons ensemble pour une société où liberté, égalité et solidarité ne  seront pas que des mots.

Le Collectif Unitaire National
 CGT - FSU - SUD - Syndicat de la Magistrature - SNMPMI (Syndicat National des Médecins de PMI) - Union Syndicale G10 Solidaires - CNT - Coordination des Etudiants du Travail Social - Collectifs de Prévention spécialisée -AC ! - Ligue des Droits de l'Homme - APEIS - CFDT Cheminots - Collectif Informatique Fichiers et Citoyenneté - Collectif des formateurs en travail  social - CPO (Conférence Permanente des Organisations professionnelles)
 7-8-9 vers les états généraux du social.
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11/03/04 Peuples otages

Les attentats de Madrid nous rappellent que le peuple est otage des grandes manoeuvres des puissants de ce monde. Le jour même de l'attentat odieux perpétré par le bras armé des tenants de l'obscurantisme radical, M. Aznar profitait de l'occasion pour accuser l'ETA alors qu'il avait déjà tous les indices incriminant la piste islamiste. Il sait qu'il paie le prix de son engagement auprès de la mafia du pétrole et joue sa dernière carte politique avant une retraite bien méritée. Il n'est pas certain qu'il puisse en profiter longtemps vu le nombre d'ennemis qu'il a su se faire durant son mandat. Il connaissait, comme Tony Blair et  Berlusconi les risques qu'il faisait courir au peuple espagnol en accréditant les mensonges de Bush junior, mais ce que ces irresponsables rapaces appellent la Raison d'Etat a été la plus forte. Quant aux déclarations de la branche politique de l'ETA attribuant l'acte à " la résistance arabe" elles nous rappellent utilement que le danger du discours des nouveaux nazis de l'Islam tient avant tout dans sa pertinence concernant les rapports Nord /Sud. Les altermondialistes s'y sont déjà laissés prendre à de nombreuses reprises, oubliant  que c'est grâce à cette même pertinence démagogique concernant la misère du peuple allemand que le sinistre Adolf a pu mettre en route son programme final. On ne s'allie pas avec le Diable pour vaincre le démon, seuls les peuples éclairés peuvent espérer changer le monde. Mais il est vrai que les stratégies retorses des manipulateurs de la dictature marchande peuvent embrouiller les esprits les plus affûtés.
La crise structurelle du capitalisme mondialisé est patente. La circulation folle des macrocapitaux déconnectés du réel ne produit plus de richesses effectives et  tandis que les nantis se goinfrent dans l'inutile et le luxe, la misère progresse à la vitesse d'un Moloch affamé.  Cette frustration accumulée ne pourra à l'avenir que déboucher sur d'autres terrorismes, combattus par un quadrillage de plus en plus serré des sociétés dites développées. Une manière pour les parasites cyniques qui tirent les ficelles, de se maintenir encore un peu, en retardant ce qu'ils ont toujours déclenché en cas de problème majeur : une guerre mondiale qui risquerait  cette fois de pulvériser la planète. L'instrumentalisation du terrorisme est  une stratégie subtile qui à l'avenir en piégera plus d'un . Les Musulmans et les immigrés européens originaires du Sud sont aux premières loges pour être un jour où l'autre désignés comme boucs émissaires de ce chaos organisé depuis Ryad,  Londres, Washington, Tel Aviv ou Karachi.
Nous annoncions ces catastrophes imminentes depuis plusieurs mois, Madrid n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend si les démocraties continuent d'ignorer les cloaques du Tiers et du Quart monde. A nous d'en tenir compte et de démasquer en permanence les stratégies ennemies qui divisent les peuples pour mieux les asservir.

El Pueblo Unido

01/03/04  Des cendres dans les urnes
Avant les régionales, plutôt que d'élucubrer sur l'état du monde, la chronique propose un texte déniché sur le réseau de la Coordination  des Intermittents et Précaires. A le lire on se surprend à songer au parallèle qu'il y a entre le Queen Elisabeth II et le Titanic, entre ce discours aussi désespérément lucide qu'utopique et celui que tenaient les anarchistes russes du début du siècle. Serions-nous à l'aube d'un conflit majeur ou d'une révolution ? Les petits clercs appointés feraient bien d'y songer....
E.P.U
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< article à paraître dans le No Pasaran n°28 - mars 2004
TITRE : Contre l'illusion de l'électoralisme, développons nos propres organisations et combattons le capitalisme.

" Les Etats appliquent la politique du patronat et des financiers. Blair,Schroeder et Chirac, réunis récemment, expliquaient que les pays européens devaient assouplir leur code du travail encore trop contraignants, entendre par là flexibiliser au maximum le salariat, afin que l'Europe soit la première puissance économique d'ici dix ans. Dans l'hexagone, un  million d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Les plans de  licenciements continuent de se multiplier. Le prix des loyers HLM ne cesse d'augmenter, une rénovation des façades et des cages d'escalier pouvant  entraîner jusqu'à 40% de hausse. Un quart de la population hexagonale n'ouvre jamais un livre et maîtrise mal la lecture et l'écriture. Les violences racistes et sexistes se multiplient ; chaque année, 4 millions de femme sont violentées.

Que proposent les partis politiques face à ces problèmes ?
Rien.
Allons-nous voter aux régionales ?
Non.
Les pavés ne rentrent pas dans l'urne

Comme d'autres orgas libertaires, des syndicats de combat, des collectifs de luttes, nous sommes autonomes vis-à-vis des partis politiques. Nous  n'avons aucun lien avec eux et nous nous investissons de manière radicalement différente. Eh non, traiter des dossiers techniques sur les bancs d'une quelconque assemblée ne nous fait pas rêver, applaudir aux
bonnes paroles d'un politichien serait un cauchemar, on n'aime pas se faire trahir tous les quatre matins, on a pas envie d'obéir à qui que ce soit mais de s'associer librement sur des projets politiques. Regardez tous ces paumés qui applaudissent Juppé, percevez-vous la trace d'un quelconque sens politique ? Les adhérents des partis politiques sont des moutons qui suivent leur chef sans sourciller, les petites mains d'ambitions personnelles. Mitterrand ou Chirac, quelle différence ?  Fabius ou Raffarin, quelle importance ? Nous n'adhérons pas pour autant au mythe du "tous pourris" et pour nous, stigmatiser des conseillers municipaux, par exemple, serait une perte de temps et une erreur de cible. Le problème vient moins des élus eux-mêmes, même si nous sommes gouvernés par les dobermans du capitalisme, que nous tenterons de renverser par tous les moyens, que du système étatique et capitaliste en lui-même.

"Mais la gauche, bordel ?"

Il faudrait voter pour la gauche pour virer la droite. Quel souffle politique, mazette, on en tombe par terre. Mais il faudrait quand même être réaliste, responsable. Des militant-e-s de la "gauche critique" et associative nous font de temps à autres la leçon, "la gauche, c'est moins pire que la droite", "on oublie que la gauche a régularisé 150.000 sans
papiers, même avec Chevènement", "ça permet des ouvertures institutionnelles pour continuer nos luttes". Toutes ces assertions ont leur part de vérité mais il y a deux problèmes qui font qu'on ne veut pas entretenir cette illusion, pour partir sur de nouvelles bases.
Le premier c'est le bilan antisocial de la gauche sous Jospin dernier
(1997-2002) :
> Vote de la Loi de sécurité quotidienne : criminalisation des jeunes qui se réunissent en bas des immeubles - des fraudeurs des transports collectifs, 7.500 euros d'amende et 6 mois ferme, c'est plus simple que d'offrir la gratuité pour des populations coincées chez elles - flicage des communications Internet - accroissement des droits des vigiles, qui  protègent la marchandise face à ceux qui en sont privés ;
> Impuissance à répondre à la misère causée par les licenciements économiques : Jospin avouait qu'il ne pouvait rien faire, c'est la vie etc. Ils servent à quoi alors ?
> Refus d'augmenter les minima sociaux : Jospin veut une société qui travaille. C'est à dire que les chômeurs  n'auraient aucune utilité sociale, et la vraie vie, c'est d'être vigile, animateur d'ambiance dans les tribunaux ou musées, caissier-e, salariés à mac do et autres chaînes du salariat.
> Expulsions des sans papiers : 150.000 ont été régularisés par Chevènement,  sous la condition qu'ils soient d'une quelconque utilité pour la France, c'est à dire pour son patronat qui les exploite, qui nous exploite. Ah mais c'est vrai qu'il est plus facile de s'attaquer à des clandos qui fuient la misère et la guerre (que feraient les racistes à leur place ?) que de se battre pour de meilleures conditions d'existence.

Mais le second problème, avec la gauche, est encore plus grave et structurel : que ce soit le PCF, les Verts ou le PS ces politiques considèrent le capitalisme comme indépassable, au pire, pour les plus radicaux, il s'agira de lui donner quelques règles de "bonne gouvernance", mais les responsables de la Banque mondiale ne disent guère autre chose.
Depuis vingt ans, la gauche a adapté le pays à l'avènement de la globalisation capitaliste ; la Bourse n'a jamais été aussi triomphante que sous la gauche et nombreux sont les libéraux, comme le journal L'expansion encore récemment, louant les mérites des Bérégovoy, Rocard, etc. alors premiers ministres.

Prenons un exemple pour illustrer ces propos. La gauche met en avant une de ses «?réussites?» - la Couverture maladie universelle (CMU), proposée et défendue par Aubry, et qui permet aux plus pauvres d'être soignés sans
avancer l'argent (enfin, à condition de remplir toutes les conditions pour décrocher la CMU supplémentaire). A priori c'est donc une bonne loi, qui permet d'introduire une notion de gratuité et d'égalité devant les soins. Mais, en même temps, sous la gauche comme sous la droite, le secteur hospitalier n'a cessé d'être attaqué, ses moyens humains et financiers rognés. Jusqu'à la rupture dans les hôpitaux parisiens, au manque de lits, de médecins, d'infirmières... Se poursuit en parallèle la réforme de la sécu, et le déremboursement croissant des médicaments, ainsi qu'une politique de développement du secteur privé qui conduira, vu le niveau  tarifaire, à la remise en cause de la CMU. Ce qui fait que les plus pauvres auront accès à la gratuité... de soins qui n'existeront plus. Ou comment donner deux balles aux uns pour en prendre cent aux autres...

"Et l'extrême-gauche, merde !"

Si, au grand jamais, par la force d'un mouvement social, l'extrême gauche électorale parvenait à décrocher la queue de Mickey et prendre les rennes d'un gouvernement, elle ne pourrait même pas, et sur ce point les économistes libéraux ont raison, appliquer son programme. Pourquoi ? Parce que pour augmenter les salaires, les indemnisations chômage et développer l'emploi dans le secteur public, il faudrait majorer les impôts sur les  richesses, les entreprises et celles-ci, au-delà d'un certain seuil de prélèvement, finiraient de se barrer là où  elles peuvent exploiter de la main d'oeuvre bon marché. Le capitalisme ne peut actuellement se  développer qu'en rognant sur les coûts salariaux, en délocalisant une  grande partie de sa production dans les pays du Sud, tout en gardant des labos surprotégés par des flics dans les zones Nord ou en faisant venir des travailleurs immigrés bon marchés pour assurer la manutention des pays  les plus riches - même le Médef préconise une ouverture "raisonnable" des frontières.
L'extrême gauche considère également comme indépassable le modèle d'organisation bureaucratique, étatique. Elle ne dit rien contre les hiérarchies sociales et les inégalités de salaires, par exemple. Aucune remise en cause non plus du salariat, de la centralité du travail, ainsi que de son utilité sociale. Si une industrie d'armements ou chimique menace de fermer il faudrait la défendre au nom de l'emploi. Un ouvrier  restera ouvrier toute sa vie, c'est  l'effet pervers de  l'interdiction de licenciements. Quelle émancipation... Les ouvriers de Métal Europ, eux, demandaient le maximum de tunes et d'indemnités, au lieu de choisir de se faire encore exploiter, de souffrir et de mourir à petit feu de leur travail qui ne sert plus à rien. Un ouvrier vit dix ans de moins qu'un cadre, et quelle retraite à l'ombre de ses rhumatismes, sa pension  misérable (pour peu qu'il ait 45 ans de cotisations maintenant)... L'extrême gauche ne change pas de mode de pensée, productiviste, hiérarchisée, où le pouvoir ne serait pas collectif mais aux mains  d'experts. Combien de temps faudrait-il avant que l'ivresse du pouvoir  monte à la tête de ces militants-élus, pourtant très souvent sincères au
départ ? Avant de se convertir à la gestion réaliste ?
La LCR encense Lula depuis le début, même si elle a pris progressivement ses distances dans son hebdo Rouge. Il faut dire qu'une des premières mesures du cacique du Parti Travailleur brésilien a été de mater le mouvement des sans-terres (MST), qui réunit un million de personnes, et qui avait profité de son élection pour réquisitionner des terres et des logements. Mais, à la place où est Lula, il faut garantir l'ordre, ou partir. Il a choisi la première voie et son unique ambition est désormais de récolter l'aumône des pays riches afin de donner à bouffer, de temps à autre, à son peuple. Il ne peut guère faire plus, il gère les rares marges que lui laissent le capitalisme, dont l'Etat est juste le valet parfois capricieux. Quel est le bilan de LO et la LCR dans les conseils régionaux où elles sont investis, comme dans la région parisienne pour la première et Midi-Pyrénées pour la seconde ? Rien, ou presque rien. Là où ils sont ils ne peuvent changer non plus.

Partir de zéro (ou presque)

Un nombre croissant de personnes ne vote pas ou plus, et ne s'intéresse pas à cette politique. Le niveau de non-adhésion est porté à un point qui devrait inquiéter les dirigeants du pays que nous squattons. Combien de
personnes peuvent par exemple détailler le programme d'un parti, voir du parti pour lequel elles votent ? Il serait d'ailleurs intéressant de faire un reportage au sortir des urnes, en demandant pourquoi les personnes ont voté pour leur candidat... Combien d'électeurs du FN, par exemple, connaissent son programme (anti)social ? Pourquoi un nombre assez important d'ouvriers, d'employés, de chômeurs votent UMP alors qu'on en prend plein la gueule ? Mystère...
La société est très complexe, fragmentée, contradictoire. Les émotions et leur cyclothymie règnent en maître, ainsi qu'une lente dépression larvée, celle du Rien n'est possible. On nous donne le choix entre le repli sur sa vie de consommateur / salarié, et le sauve qui peut. La défense de l'intérêt individuel et du clientélisme ou du corporatisme est la règle du jeu, le citoyennisme n'est qu'une vaine incantation qui permet de remettre en avant le patriotisme, l'alliance exploiteurs/exploités d'un même pays, et d'éluder la lutte des classes et l'internationalisme. Pour sortir de ce
piège de pensée politique mieux vaut reconsidérer que l'on part de zéro, ou presque.

Partir de zéro ? C'est une posture de l'esprit. Se dire qu'on reconstruit tout sur les ruines de Babylone permet de créer, sans rester figés sur d'anciens modèles ou de rester englués dans les modes de pensées actuels...."

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12/01/04/  STRATEGIE DE LA TENSION
La plus grande erreur pour les cibles que nous sommes serait de prendre le trio CRS et leurs équivalents européens pour des équipes d'imbéciles. Contrairement aux vieilles gauches du continent, ils ont su tirer pleinement les leçons de Mac Luan et se servent désormais à merveille de la Comunication et de la manipulation de masse, mises en couleurs chatoyantes par les spécialistes dévoyés qui parasitent le secteur artistique. On en observe désormais le résultat sur les consciences. L'effet Sarkozy n'en est qu'un des aléas. Les pauvres et la classe ouvrière déconfite en sont réduits au consumérisme et à la haine de l'autre, le barbu, l'anarchiste, le différent, et les troupeaux déboussolés sont réunis dans la communion des soldes, l'obsession sécuritaire, et les maquereautages télévisuels qui fleurissent pour célébrer le darwinisme basique qui sert de support idéologique à la Dictature Marchande. Les Guignols en rigolent, mais les députés européens et Prodi ont déjà pu constater  que le cynisme ambiant risque fort de déboucher sur ambiance de plomb et  de poudre. Ainsi, la stratégie  de la tension soigneusement  entretenue par les mafieux qui nous gouvernent apparaît, en ce début d'année, pleinement couronnée de succès. Les moutons détestent le désordre, on l'a bien vu en 68, toute action violente ne peut que renforcer les positions sécuritaires.
Tant  que  la gauche institutionnelle n'aura rien d'autre à proposer que des pourcentages de retraites et un avenir rose peuplé de Clio moins chères et de gentils poulets à chaque coin de rue, cette stratégie sera payante. Vu l'état de délabrement de leur pensée obsolète, il est à craindre que cela ne perdure. Enfermés dans leur logique politicienne, incapables de FAIRE CONFIANCE AU PEUPLE, ils n'aspirent qu'à le diriger, alors qu'il suffirait d'une étincelle, d'un discours qui redonne force à l'UTOPIE et à la vision globale d'un monde solidaire, pour que soudain la mémoire revienne aux masses. Bien au contraire,  frileusement calfeutrés derrière les Murs de la Honte, que ce soit ceux d'Israel ou de Melilla,  ils abondent dans le sens de ceux qui bâtissent aujourd'hui ce monde technico-médiéval où la lignée, le sang et la richesse reprennent leurs pleins droits. En toute connivence de classe, ils trahisssent, comme leur classe n'a cessé de le faire depuis Danton  et  Robespierre. Il n'y a qu'à demander au sénateur Henri Weber ou à Pierre Mauroy ce qu'ils en pensent.
En attendant, il serait bon de ne pas céder aux tentations d'actions violentes qui servent la stratégie perfide des esclaves du Capital. Les Anti Pub et les occupants de la Villa Médicis semblent l'avoir bien compris, mais il n'est pas certain qu'ils soient majoritaires. Il n'est pas nécessaire que faire sauter les villas des nantis pour leur gâcher le plaisir, il suffit qu'à tout moment, la précarité des pauvres soit remise dans sa perspective historique, retournant ainsi le spectaculaire contre ceux qui aujourd'hui le manipulent.
A bon entendeur salut...
E.P.U.

25/11/03/ UNE SOCIETE DES FRERES ?
Vu l'empressement des media à repandre la polémique, on a de plus en plus l'impression que les Beurs, comme les Palestiniens et les Musulmans  sont en train de devenir  les nouveaux boucs émissaires de la crise structurelle du capitalisme. C'est une lecture possible de la réactivation de l'éternelle affaire du foulard en France, braises soigneusement entretenues en prévision de troubles plus sérieux avant les régionales. Haro sur les petits gris, voilà déjà ce qui se chuchote déjà en loucedé dans les campagnes et les banlieues FN...
Donnez leur un ennemi commun, j'en ferai une société des frères, déclarait Sigmund Freud, observateur de la montée des totalitarismes.  La voilà, la clé du problème, avec toujours ce parfum de solution finale qui nous fait froid dans le dos.
Divisés sur la nécessité de reconsruire un Mur de la Honte, les Juifs et les Hébreux du monde entier sont eux-aussi  manipulés sur le plan identitaire, que ce soit par le biais religieux ou nationaliste,  et cela donne d'autant plus de pouvoir aux analyses critiques ambigues de M Tariq Ramadan. On se souvient que cet " intellectuel suisse"promu par la France comme interlocuteur privilégié est un proche d'Hassan Tourhabi,    idéologue soudanais adepte de la Chari'a,  qui un temps réintrodruit le droit de couper les mains des petits voleurs de Khartoum.
En  subtil  réformiste du fascisme vert, Tariq Ramadan oublie simplement d'ajouter à sa liste de personnalités " d'origine juive", les noms des industriels et affairistes athées, catholiques ou protestants, des grands groupes qui contrôlent les media et l'industrie française, en particulier celle de l'armement.
Mais tout ce joli monde s'entend avant tout à gérer les moutons avant qu'ils ne s'enragent. La Pax Islamica des banlieues est une solution d'autant plus intéressante pour les tenants de l'Ordre Etabli que les alliances stratégiques pétrolières françaises sont à présent saoudiennes, et donc wahhabite.  C'est cette tendance religieuse, l'une  des plus conservatrices de l'Islam, qui a été adoubée par le régime Chirac Raffarin Sarkozy . Déçue par l'effondrement du grand parti Baas qu'elle a toujours soutenu, notre douce république laïque vient ainsi de signer un énorme contrat avec le fragile régent saoudien Abdallah, en espèrant que son compatriote Ben Laden qui veut prendre le pouvoir à Ryad ne fera pas sauter le casino trop tôt...
Comprenne qui pourra !
Echaudés par le 11 septembre, les USA ont en effet préféré botter en touche et s'approvisionner ailleurs. Et d'Alger à Karachi, de Moscou à Istambul, de Londres à Washington, l'instrumentalisation, du terrorisme va bon train.  Notre bon ministre de l'Intérieur s'y prépare. L'amalgame explosif "gauchistes, altermondialistes, intermittents, islamistes et "nouveaux antisémites"  est en cours d'impression dans toutes les têtes. Le casting et les reportages  de la télévision d'Etat  (f )rance 2  lors des   "150 minutes  pour convaincre",  accordées par  l'Oreillette au Grand Vizir,  étaient parfaits :
on a pu ainsi voir un islamologue suisse en service commandé, un nazi chevronné, un socialiste bobo avide de renforts policiers et un altermondialiste confus commenter des testimoniaux de trottoir où le Ministre de la République était traité  d'écureuil " en bonne voie de lepénisation"...
On a fini par entendre le dit écureuil demander  d'une voix douce à la Bête ce qu'elle ferait à sa place pour juguler l'immigration. La Bête à répondu à celui qu'elle considère déjà comme son  futur ministre de la propagande : " IL FAUT RESTAURER LE DROIT DU SANG...Et  les plateaux ont commencé à dégager une forte odeur de charnier.
Personne n'a protesté. Les socialistes veulent une loi...Les bourgeois commencent à craindre l'émeute, ils serrent les rangs, affament l'ennemi de classe et le contraignent au travail forcé.  Il  faut se faire une raison. tous ces gens sont solidaires pour garantir la "continuité" du système. Ils gèrent les masses au mieux.  Il  y a plus de connivences entre un M. Kouchner,  un M Seillière, un M Sharon et un M. Arafat, qu'entre un RMIste et un Laurent Fabius, qu'entre un Koulak et un intellectuel Trotskiste, qu'entre un bureaucrate chinois et un paysan communiste....Et certains jours gris, on se surprend à penser que ce n'est pas prêt de changer.
Une certaine manière de s'exprimer, de s'habiller, de ne pas dire, de ne pas entendre , lie l'ensemble des classes dirigeantes du monde. Il est vrai que le pouvoir et le confort sont des drogues dures,  et qu'il est difficile, voire impossible, de renoncer aux voitures de fonction, aux avions privés,  aux retraites confortables et aux bons restaurants. C'est ainsi que les grandes trahisons se nouent. Mais aucun de ces nantis égotiques  n'osera l'exprimer. Personne n'a jamais songé à dire à Jean Paul Sartre qu'il est bien plus facile de supporter sa nausée à la Coupole quand on gagne sa paie de mandarin, qu'espérer en l'homme libre quand on a le cul sur le pavé...
Un autre exemple du genre détail  :
à l'époque de la guerre du Vietnam, le futur milliardaire  Serge July était encore fauché et adorait le tyran Mao, tout comme son ennemi politique Alain Peyrefitte, baron RPR.  Et jamais ce joli monde n'a fait la moindre auto-critique, ni versé une larme sur les 40 millions de morts chinois sacrifiés par le grand timonier, alors que les premiers écrits concernant l'horreur de la révolution culturelle  étaient publiés en France depuis 1966 par Simon Leys ( Les Habits Neufs du Président Mao).
L'amnésie est chronique et sélective, dommage pour les futures victimes.
E.P.U.

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12/11/2003 : L'ASSEMBLEE EN OTAGE ?
Après le succès des opérations Anti-pub du début novembre, la prise de parole en direct au JT de France 2, les gueux du Tiers Etat s'invitent à l' Assemblée des petits nantis. La démocratie fonctionne en apparence mais personne ne s'intéresse vraiment aux cahiers de doléances. Dommage pour tous ceux qui vont amorcer l'hiver en claquant des dents, car les calories commencent à manquer et l'indifférence et le mépris ironique des Marie Antoinnette et des petits marquis  finissent par enrager les plus dociles....Voici donc le message qui circulait sur le net en ce jour gris de novembre :
"15 h 30 sur FR3 qui retransmet en direct la séance du mercredi, dans l'hémicycle parlementaire, des questions au Parlement. Aillagon est interpellé par deux questions relatives au statut des intermitents, émanant de deux députés, de gauche et de droite, lorsque soudain, dans l'enceinte réservée au public, une voix s'élève, celle d'un intermitent, portant à la connaissance ses revendications. Les services de sécurité de l'assemblée parlementaire interviennent en masse pour encercler l'agitateur et ses accolytes. Brouhaha dans l'hémicyle où les députés nombreux, sont désemparés, tant la situation semble surnaturelle. Le commentateur lui même, dans une voix étouffée et scandilisée, s'en étonne et relate qu'il s'agit là d'une première. Il saisit son portable dans un vent de panique pour recevoir les consignes de la régie et de sa direction. Au perchoir, le président de séance, JL Debré, quitte son siège, rouge de colère et s'enquière de la situation. Un désordre s'installe au sein des groupes parlementaires, tous se mettent à quitter leurs bancs et vont de leur commentaire pour constater que la situtation est grave. Grave elle est effectivement car il est décidé de mettre un terme au déroulement de la séance. Sur le banc des ministres, Raffarin et l'ensemble des ministres présents, quittent les lieux. Il se lit sur les visages une colère à peine contenue. Surtout celui d'Aillagon qui en desserre sa cravate, sans doute pour trouver une bouffée d'air dans une ambiance de kermesse rarement égalée en ce lieu. Impassible, l'opposition garde un sourire de circonstance..."
Une atteinte à la sureté de l'Etat ?
 

PRINCIPE DE REALITE :
Septembre 2003.
EPILOGUE : Où est passé le Mouvement Social ? La rentrée a dissout les énergies, même le souvenir d'Allende ne les a pas réanimées. Les partis préparent les élections, les ouvriers retournent aux chaînes, et le train-train reprend, laissant sur le carreau les cigales enragées. Heureusement, les rêveurs sont lucides,  ils savent que la réalité n'est qu'un mur à abattre, les pragmatiques, eux,  disent qu'il faut faire avec. C'est l'origine même des pustules du monde.
Les intermittents disparaîtront peut-être mais les précaires survivront, ils ont l'habitude. Longtemps longtemps après que le poète a disparu, sa chanson court encore dans les rues. Édentés en haillons ou propres sur eux, ils continueront d'un regard de se reconnaître. Indestructibles. Et aussi fluide que l'eau, aussi invisible que l'air, aussi nécessaire que le pain, leur petite musique subversive continuera de lanciner la conscience des princes et des masses.
E.P.U.
 
 

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REQUIEM POUR LES MOTS
Dernier message avant septembre ?
Le verbe...Il  n'y a rien de plus fort qu'un mot, et pourtant...
A force de slogans calculés, de discours au cordeau, nous assistons à un ratissage méticuleux de notre patrimoine linguistique qui, en étant ainsi surexploité, est doucement dilapidé.
Personne n'a oublié la fameuse insécurité qui a fait trembler tout le pays, mais qu'en reste-t-il ? De la conjoncture au génocide, chacun devient une mode, passe de bouche en bouche, fait son temps et perd peu à peu de son impact. Si bien qu'un jour,on entend une pub pour un produit "génocide pour mouches" en ayant oublié les millions de cadavres humains pourrissant sous ce mot.
Quand on sait qu'aujourd'hui Raffarin est le représentant du bon sens, que le pétrole qui s'étire sur nos côtes n'est qu'une fatalité dans la mesure où
le mot "catastrophe" serait plutôt associé à la panne des brumisateurs de Paris Plage, on manifeste notre mécontentement, mais très vite les bras nous en tombent car "manifester", ce n'est pas plutôt défiler avec des banderoles en mangeant des saucisses entre potes ?
Matraqués quotidiennement par des mots sortis de leur contexte, nous assistons au kidnapping méticuleux des concepts qui leurs étaient associés
et nous cherchons en vain la nuance parmi les 3000 mots communs à la masse décervelée. Contrairement à la Novlangue cauchemardée par Orwell où tous les mots susceptibles de menacer, de contrarier le régime, ou simplement de lui déplaire étaient interdits, nous assistons à un processus bien plus pervers où la manipulation des consciences et l'entrave à la liberté de penser passe par l'usure prématurée de tous les mots forts... Car comment appeler à la révolution maintenant que c'est un concept manipulé par Orange, qui s'est offert les Beatles en prime (le groupe, pas la voiture).
Je vous le dis, aujourd'hui est un jour de deuil car tous ces mots nous permettant de mener la lutte sont morts. La rédemption ne leur sera accordée
que par notre silence, et le refus de la complaisance. Ainsi, après de longs temps au purgatoire, ils retrouveront peut-être un sens. Pour l'heure, contentons-nous des mots-clefs vitaux, et pour ce qui nous tient à coeur, agissons.
El Pueblo Unido
NEWS 120803/     200 000 AUTONOMES
La meilleur nouvelle de l'année, ce n'est pas de voir Libération titrer sur le leadership de l'ami José Boxé qui d'ailleurs est bien loin de ce genre de positionnement. Non, la meilleure nouvelle de l'année est que l'autonomie extraordinaire de la tribu planétaire regroupée ces trois jours au Larzac a fait ses preuves : les lieux ont été respectés, nettoyés par chacun,  aucun dégât, aucun incendie, aucun trouble majeur n'a été constaté malgré la canicule anormale. Tout cela sans pour autant avoir besoin de matons, de caméras et de flics, ni de crottomobile et de contractuelles distributrices d'amendes, sans  même d'entrée payante pour dissuader les pauvres...
L'autonomie c'est manifestée là dans toute son efficacité. En 1935, les usines anarchistes de Catalogne qui fonctionnaient sur ce mode avaient un rendement deux à trois fois supérieur à celui qu'elles avaient durant la période précédente. Le fait a tellement irrité Franco que ces archives ont,  pour la plupart, été volontairement détruites par le régime.
Réunir 200 000 individus dans une clairière, les laisser LIBRES de s'exprimer et de vivre, et assister soudain  au réveil et à la réalisation tangible de l'utopie, voilà la grande joie. Les tenants de la realpolitik de droite comme de gauche ont  en effet une peur bleue de l'UTOPIE RÉALISABLE.  Le triste arriviste Douste-Blazy ne s'y est d'ailleurs  pas trompé, le vrai danger est là. NOUS NE  JOUONS PLUS !  Nous considérons qu'il est grand temps d'agir positivement et concrètement, car l'incurie, l'incompétence et la malhonnêteté des grands irresponsables qui nous exploitent et nous dirigent a atteint un seuil critique. Pour la planète, pour chacun d'entre nous et notre descendance. Qu'il s'agisse de  l'éducation, des transports, de l'aménagement du territoire, de l'énergie, de la culture de la nourriture ou  des échanges nord/sud, le bilan est atterrant. L'abandon cynique de toute idée de la Cité, de toute réflexion d'ordre politique (au sens originel), au profit des seuls impératifs de rentabilité est d'une dérision comique au regard de la situation internationale. La politique du chaos mise en place par les ultra libéraux de l'École de Chicago  se solde depuis 30 ans par une concentration effroyable des richesses et son cortège de pénuries et de massacres organisés  La signature des accords de Cancun aura pour conséquence d'étendre encore l'influence de cette école de pensée, dogmatique et dictatoriale, affaiblissant un peu plus le rôle des états. Quant à José Bové et "ses"  200 000 "extrémistes",  il y a fort à parier que  les spécialistes du petit Nicolas avaient dû signaler depuis  longtemps en haut lieu que la libération du leader paysan était un désamorçage à effectuer sans attendre. Si ce geste n'avait pas eu lieu, le regroupement du Larzac aurait pu, en effet,  s'engager vers une forme autrement  plus dangereuse pour l'ordre social.
On pourra remarquer au passage  la subtile manúuvre de M. Jacques Chirac qui connaît ses classiques de la guerre. Il sait que septembre sera chaud. En libérant José Bové à temps,  la présidence a donné le ton, et vu l'écho donné au rendez-vous du Larzac par la Télé Nationale, on peut en conclure que le Pouvoir  préfère, sans aucun doute, l'autonomie pacifique de l'Alter-mondialisme aux obscurs organigrammes des adorateurs de Trotsky. De surcroît, le  plébiscite historique obtenu par les Alter-mondialistes et la Confédération Paysanne aidera le fragile État français dans sa tactique ( purement opportuniste) de résistance aux diktats de l'OMC.
L'incorrigible fan de Johnny qu'est avant tout M. Raffarin,  pourra ainsi  se retrancher sur " des nécessités de politique intérieure" afin de justifier l'incapacité de son gouvernement à satisfaire aux  fameux critères de Maastricht, en particulier ceux concernant la suppression  des subventions agricoles.
Terrible morale de l'histoire :  grâce à lin